‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 222 sur 326 · A MGB LOUIS DE SUZE, ÉVÊQDE DE VIVIERS · texte numérisé non relu

A MGB LOUIS DE SUZE, ÉVÊQDE DE VIVIERS

n se réjouit de la satisfaction qae loi donnent les sujets qu'il a envoyés à Viviers, mais il attribue à la grâce qnUls reçoivent de sa cbarité pastorale tons les succès qu'Us peuvent avoir (2).

[En 1651.]

Monseigneur, votre sainte bénédiction.

Je viens d'apprendre de M*"' de Rochefort la satisfait allusion. Peut-être était-ce une des premières réunions de ce qu'on appela le parti des honnêtes gens; parti qui, sous la direction d'un conseiller de la grand'cbambre , le prévôt de Saint-Germain, ne tarda pas à prendre une graiide importance et finit bientôt par prévaloir sur tous les fauteurs du désordre. (Féillet, la Misère de la Fronde ^ p. 365-377. Gaillardin, Bist. de Louis A/F, t. II, p. 40.)

(1) Sur l'autographe.

(2) On a déjà vu que Louis de la Beaume de Suze, évéque de Viviers, avait obtenu des prêtres de Saint-Sulpice pour travailler dans son diocèse. Â leur tête était M. l'abbé de.Queylus, qui, pour se rendre plus utile, accepta la cure de Privas, joignant ainsi l'œuvre de la sanctification des peuples et de la conversion des béritiques à celle de la préparation des ordinands qui, dans ces premiers temps, ne l'occupait que par in> tervalles.

faction que vous lui témoignez de nos messieurs, vos chers enfants, qui n'ont de succès en leur emploi que de la grâce qu'ils reçoivent de votre charité. J'ai toujours espéré cette bénédiction, puisqu'ils étaient aimés de vous, Monseigneur, et que l'esprit dont Dieu remplit votre personne devait être leur vie et leur vertu. J'aurais appréhendé de les abandonner à un si grand emploi si je n'eusse attendu cette grâce sur eux ; mais prévenus et secondés de ce secours du ciel, il n'y a rien qu'ils ne puissent entreprendre. Ils pourront tout en la vertu de votre esprit, qui les animera et les rendra capables de tout ce qu'il jugera être plus important et plus utile au diocèse. Je les estime heureux s'ils savent jouir de cette miséricorde, et s'ils peuvent être fidèles à toute l'étendue des biens que le ciel leur prépare pour leur saint ministère.

LETTRE CCXIII(l).

A UNE DAME, SA FILLE SPIRITUELLE (2)

Après l'avoir informée du jour de leur prochain entretien, il lui sonbaite une participation abondante aux perfections divines.

[Paris, derniers mois de 1651 (3).]

Ma très chère fille.

Je pense que nous n'aurons pas, mercredi, la li-

(1) Snr une très ancienne copie.

(2) La lettre parait adressée à M.^^ de Saujon. Elle est adressée en effet à une personne très élevée dans les voies spirituelles, qui habitait Paris en 1651, et que M. Olier voyait souvent; autant de circonstances favorables à la supposition proposée. De plus, cette copie est de la même main que celle d'une autre lettre qui était certainement adressée à cette dame.

(3) Cette date est certaine pour l'année , car elle est marquée sur la copie, mais elle n'est qu'approximative pour le mois.

berté de nous entretenir de notre divin Maître, comme nous l'avions prémédité. 11 sera bon de prendre mardi, obéissant à la divine Providence, qui nous veut tout à elle en la conduite de sa charitable sagesse, qui prévient toujours les désirs de ses enfants des grâces qui l'honorent et qui les sanctifient, les disposant petit à petit à l'heureuse consommation de son éternité qui commence à se posséder en la terre, étant bien dénués de tout et établis en l'être pur et saint de Dieu, qui, étant éternel, immense, infini, saint, juste, paisible et tout parfait, se fait sentir aux âmes en tout son divin être et ses divines perfections. Je prie Dieu, qui unit et consomme Jésus-Christ et Marie en sa sublime unité et sainteté, qu'il communie son Église à sa grâce. Amen.

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