LETTRE XVI
A PIERRE VIVIEN (2), SON VALET DE CHAMRRE, A PÉBRAC. II lai donne quelques commissions.
129 juillet 1637 (3).] Qui a Jésus a tout.
Mon ami Pierre, je vous prie me mander ce que vous avez fait avec l'oblat (4). Venez me voir, car je vous veux parler. Portez les lettres à M. Meyrounem et à l'oblat, dont vous m'apporterez la réponse (5). Je suis, mon ami Pierre, votre plus affectionné ami pour vous servir.
Olier, abbé de Pébrac.
A Vieille-Brioude, ce 29 juillet 1637.
(1) Sur l'autographe.
(2) C'était le seul domestique retenu par M. Olier depuis sa conversion. Il l'avait encore en 1652, et, par le testament qu'il fit le 20 juin de cette année, il lui léguait 600 livres en reconnaissance de ce qu'il le servait depuis longues années.
(3) Le prieuré de Vieille-Brioude dépendait de Pébrac et M. Olier s'y arrêta souvent.
(4) Sous le nom d'oblat,' M. Olier désignait sans doute celui qui jouissait alors à Pébrac delà pensionmonacale que chaque abbaye et prieuré conventuel devaient à un soldat invalide désigné par le roi. Sans être religieux, l'oblat avait la charge de sonner les cloches, de balayer l'église et le cloître et de remplir quelques autres fonctions semblables. Louis XIV supprima toutes ces places en 1674, mais à la charge, pour les abbayes et prieurés conventuels, de payer à l'Hôtel des Invalides, qui venait d'être construit, une pension annuelle proportionnée à leurs revenus.
(5) M. Meyrounem était le fermier de l'abbaye de Pébrac, depuis le 7 juillet 1636. Dans le contrat passé ce jour-là entre lui et M. Olier, il est qualifié : honorable^ maître Claude Meyrounem, habitant dudit Pébrac. Il avait succédé comme fermier à M. Beaufort de Montferrand. (Assenée.)
LETTRES DE M. OLIER. lOi