‹ Lettres de M. OlierChapitre 123 sur 226 · A UN ECCLÉSIASTIQUE DE LA CONNAISSANCE DU P. Y VAN · texte numérisé non relu

A UN ECCLÉSIASTIQUE DE LA CONNAISSANCE DU P. Y VAN

Il accepte avec reconnaissance le secours que ce prêtre vent lui donner avec un de ses confrères pour le service de la paroisse de Saint-Sulpice.

[Probablement en 1646.]

Qui a Jésus a tout. — La paix de Dieu.

Monsieur,

Ayant appris du père Yvan le désir que vous avez de travailler dans la vigne de Dieu, cela m’a fait souhaiter votre compagnie, étant appelé dans une moisson où je ne puis fournir moi seul, ni plusieurs autres avec moi qui soupirent après des ouvriers fervents tels que

(1) Sur l’autographe.

(2) Antoine Yvan, instituteur des religieuses de Notre-Dame de Miséricorde, à Aix en Provence, étant venu à Paris en 1644, s’attacha à M. Olier, et travailla avec beaucoup de zèle parmi les ecclésiastiques de la paroisse de Saint-Sulpice. Il est très probable que les deux prêtres dont il fit connaître le désir à son saint ami, étaient deux chanoines du chapitre collégial de l lsle-sur-Sorgues, dans le diocèse de Cavaillon, MM. Joseph Casai et Esprit Macassole. 11 est certain du moins que ces deux ecclésiastiques, très connus du P. Yvan, entrèrent au séminaire de Saint-Sulpice le 12 décembre 1646. Peut-être se déterminèrent-ils à cette démarche, qui les obligeait de quitter momentanément leurs fonctions, par suite de l’accident arrivé vers cette époque à la voûte de leur église dont une partie s’écroula subitement. L’auteur delà Monographie de V église paroissiale de Listesur-Sorgues, qui relate ce fait, ajoute que le pieux chanoine Esprit Macassole, qui priait seul dans l’église, au moment où tombait cette masse de pierres, ne fut sauvé que par miracle, en se réfugiant dans le sanctuaire (p. xxi).

le père Yvan m’a témoigné que vous étiez : si bien, Monsieur, qu après avoir remercié Notre-Seigneur du secours qu’il m’offrait en vos personnes par le moyen de ce bon Père, je ne puisque je ne vous témoigne combien vous serez les bienvenus en notre église, pour y servir Notre-Seigneur et y instruire les peuples les plus nécessiteux qui soient peut-être en ces contrées. Je vous attends avec joie et soupire après votre venue pour y glorifier Dieu et servir le prochain en votre compagnie.

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