‹ Lettres de M. OlierChapitre 122 sur 226 · A UN PRÉLAT QUI LUI A DEMANDÉ DES SUJETS · texte numérisé non relu

A UN PRÉLAT QUI LUI A DEMANDÉ DES SUJETS

II s’excuse de ne pas lui en envoyer, n’en ayant pas de disponibles

dans le moment.

[29 juillet 1646-1

Monseigneur,

Vous faites trop d’honneur à notre petite maison de

(1) L’évêque de Pamiers, François-Étienne de Caulet, qui devint plus tard l'un des évêques les plus favorables aux jansénistes, méritait en 164®> et aurait mérité encore plusieurs années après, l’éloge qu’en faisait M Olier. Saint Vincent de Paul, qui l’avait beaucoup connu, écrivait en 1655 au gouverneur du comté de Foix: « Je vous supplie très humblement, Monsieur, d'avoir agréable la très humble prière que je vous fais de considérer Msr l’évêque de Pamiers comme l’un des plus zèles evêques pour la gloire de Dieu, que je connaisse dans le royaume. » [Lettres de saint Vincent de Paul, t. II, p. 3.)

(2) Sur l’autographe. . , , . , , , . ...

(3) On ignore le nom de cet évêque, qui, désirant des ecclesiastiques pour son diocèse, s’adressait en même temps à saint Vincent de Paul et à M. Olier. C’était peut-être Ms* Plantavit de la Pause, eveque de Lodève; car, le premier en province, il reçut des sujets de Saint-Sulpice Il est vrai que la note marginale de la lettre semblerait indiquer que c’est à saint Vincent de Paul que la fondation fut confiée ; mais comme on ne voit pas que la Mission ait fait aucun nouvel établissement de séminaire en 1646, ni même les deux ou trois années suivantes, on peut dire par manière de conjecture que c’était peut-être de l’évêque de Lodève que venait la demande.

la. juger capable de servir votre clergé. Cela nous oblige dorénavant à nous préparer à cette grâce et à se mettre en état de vous obéir. Nous n’avons jamais osé penser à cet em ploi, pendant la bénédiction que Dieu donne à M. Vincent, pour lequel je n’ai point reçu la lettre dont il vous plaît me parler dans la vôtre, que j’eusse fait tenir dans le silence et le respect qui est dû à une chanté comme la vôtre, Monseigneur, à laquelle je ne puis répondre que par des protestations d’obéissance et de services perpétuels.

âous aurez, Monseigneur, tendresse et compassion pour une maison naissante, qui ne se défend de vous obéir et s’abandonner à vos désirs, que par les extrêmes besoins du lieu où elle est établie, qui se voit quasi etounee en sa naissance par l’accablement des services qu elle lui doit à tous moments. Vous dire lefaubour- Samt-Germain, Monseigneur, c’est vous dire tout d’un coup tous les monstres des vices à dévorer tout à la ois. Quand il aura plu à Notre-Seigneur nous fortifier vous userez de nous comme de ce qui est vôtre, et en particulier de celui qui s’estime trop heureux d’être

ans votre esprit, et qui vous demande la permission de se dire,

Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Olier,

curé de Saint-Sulpice.

A Paris, ce 29 juillet 1646.

On lit à la marge :

Monseigneur, la providence de Dieu qui a rendu la vôtre par ses voies secrètes à M. Vincent et qui lui

adresse cette grâce, nous apprend par cette conduite à lui déférer cet honneur et nous préparer une autre fois à cette grâce.

LETTRE Cil (1).

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