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LETTRE CXXIII

A M. DE PARLAGES, SUPÉRIEUR DE LA COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE SAINT-SULPICE (2).

Il lui dounc des nouvelles de sa famille qu’il a visitée à Montpeyroux et lui parle d’un projet d'établissement dans le diocèse de Lodève (3).

[Novembre 1647.]

Qui a Dieu a toxit.

Mon très cher frère en Notre-Seigneur Jésus- Christ notre Tout,

Je ne puis pas vous témoigner l’extrême joie que j’ai reçue en voyant Monsieur votre père et votre très cher

(1) Sur l’autographe.

(2) Jean de Gardies de Partages, fils du vicomte de Montpeyroux et neveu, par sa mère, du maréchal de Toyras, de l’évêque de Saint-Papoul et de celui de Nîmes, entra à Saint-Sulpice le 25 février 1645, étant déjà prêtre et docteur de Sorbonne. Il fut un des plus chers disciples de M. Olierqui, de bonne heure, le mit à la tête de la communauté de la paroisse. Il mourut à Paris le 21 septembre 1662.

(3) Avant d’aller à Montpeyroux, M. Olier avait vu l’évêque de Lodève, Me1 2 3 Plantavit de la Pause, qui lui avait demandé des sujets pour son dio-

frère, e ne pus contenir mes larmes en parlant de vous à ce bon père dont la conscience et la piété vont à l’égal, en lui, de toutes les qualités du monde qui sont d’odeur et d’édification très grande en toute la province. Je fus extrêmement confus du bon accueil et de l’honorable réception que la bonne mère avec le bon père et frères me firent dans Montpeyroux, où ils joignirent au bon traitement qu’ils me firent la commodité de la litière , ne pouvant trouver assez de témoignages d’affection et de bonté pour m’en rendre. Ce qui ne me fut pas une petite consolation pour l’espérance que cela me donna de votre conservation avec leur agrément en notre Compagnie.

Vous ne sauriez assez admirer comme Dieu a dispose leur esprit sur l’affaire de Lodève qu’ils voient tous non faisable, à cause de la première proposition qui continue en lui. Et quand son archidiacre m’a désapprouvé lui-même, le bon prélat croit la chose également bonne, stipulée ou non, fondée sur des exemples et approbation de docteurs. Il témoigne toujours bonne volonté et grand désir de faire la chose; il n’est pourtant pas bien déterminé.

Je me suis dépouillé devant Dieu de tout intérêt et j’ai tâché de faire le sacrifice le plus sanglant que Dieu me voulût demander en la terre. Je me suis expliqué au sieur Guilmin, mais pour cela je pense, si les choses ne changent, que j’aurai fait le sacrifice comme Abraham, sans perdre sa victime.

Je vous remercie infiniment du soin de la Commu-

cèse. Il est vraisemblable que M. deParlages avait été demandé nommément et que c'était là le sacrifice sanglant dont parle M. Olier, sacrifice qu’il espérait de n’avoir pas à exécuter à cause des difficultés soulevées contre le projet.

nauté, et remercie par-dessus votre Maître de l’application vigilante qu’il vous donne à son œuvre à Paris, pendant que nous sommes témoins, en nos pèlerinages, de ses desseins et volontés sur le clergé en toutes ces provinces, auxquelles il faut contribuer pendant que l’on y est, de tout ce que l’on peut en Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Mon très cher frère, je n’ai pas présents à l’esprit tous les articles delà vôtre qui demandent réponse; néanmoins je vous dirai, à cause de la presse où je suis qui m’empêche de chercher votre lettre, que pour le sujet . (Le reste manque.)

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