PROBABLEMENT A LA MÊME
I! lui témoigne la disposition où il est de travailler et de souffrir pour le service de son âme.
[Vers le même temps.]
Mademoiselle,
Je vois par vos dernières lettres que vous vous sentez obligée à mes soins. Mais je vous prie de ne point considérer ce que j’ai fait. Car tout ce que je puis sur la terre, et tous les services imaginables que je saurais vous rendre, n’approchent pas de ce que la charité de Jésus-Christ m’oblige intérieurement de vous témoigner dans tous les moments de ma vie ; et il me semble que Dieu ne m’y donne de liberté que pour les pouvoir employer à vous servir en toutes occasions. Tout ce qu’on pourrait me faire souffrir de peine à votre sujet, ne vous doit point inquiéter : car rien ne m’empêchera de vous rendre ce que je vous dois; et c’est assez pour votre consolation, que Jésus-Christ
(1) C’est la CCII° des imprimées à laquelle l'éditeur de 1672 avait joint un fragment d’une lettre à la mère de Bressand.
(2) Cette conjecture est appuyée sur plusieurs passages des lettres précédentes, où M. Olier parle presque dans les mêmes termes des services qu'il est prêt à rendre à Mu« la marquise de Portes.
après être mort une fois pour vous en méprisant la confusion, comme dit saint Paul, conserve encore et en lui, et en ses ministres, ces mêmes sentiments de charité envers votre âme. Vous n’avez donc qu’à disposer et ordonner de moi, comme du moindre des vôtres. La charité fait plus que tout. Elle n’est rien à soi, pour n’être qu’à Dieu et à ses enfants, par Jésus- Christ, le Père de toute charité en nous. Adieu.