A MONSIEUR L’ABBÉ DE QUEYLUS , SUPÉRIEUR ;DE LA COMMUNAUTÉ
II lui donne des instructions pour le bon gouvernement de la communauté des prêtres de la paroisse de Saint-Sulpice.
[Vers la fin de septembre 1648 (2).]
Qui a Jésus a tout.
Monsieur et très cher en Notre-Seigneur,
Je pense que vous devez donner congé à M. Guersan qui demande de s’aller reposer. M. Coquillon (3), qui aime le travail, est bien aise d’aller prendre sa place, auquel vous pourrez joindre le Provençal (4) après l’avoir fait approuver par le père prieur, aussi bien que M. Aubert (5), que vous appliquerez dans le besoin et l’occasion à ce que vous le verrez utile. L’usage a été tel jusqu’à maintenant que ma seule approbation a suffi, à cause de la permission générale que messieurs les grands vicaires m’ont donnée successivement dans l’entrée de leur charge. Il est vrai que celui-ci ne s’en est pas expliqué si nettement; vous verrez, Monsieur, si le loisir vous permet de les conduire, ce qu’il en dira. Le bon M. Maillard (6) donnera beaucoup
(1) Sur l'autographe.
(2) Ce qui est dit des vendanges où M. Maillard doit aller, suppose cette date. C’était le moment où M. Olier se disposait à faire sa retraite annuelle.
(3) Simon Coquillon était entré au séminaire de Saint-Sulpice le 1 1 octobre 1647.
(4) Joseph Benedicti, prêtre d’Avignon, paraît être le Provençal dont parle ici M. Olier. Il était au séminaire depuis un an.
(5) François Aubert, prêtre du diocèse de Vienne, y était depuis six mois.
(6) Balthasar Maillard, qui mourut supérieur du séminaire de Saint-
de joie à monsieur son père s’il l’accompagne ces vendanges, mais il le faut précautionner contre le relâche et dans l’obligation qu’il a de vivre saintement dans sa nouvelle promotion à l’ordre du sous-diaconat. M. de Bretonvilliers se sent votre obligé et se dit tout vôtre aussi bien que ce pauvre chétif et très inutile serviteur.
Olier.