A UN ECCLÉSIASTIQUE DE PROVINCE
II s’excuse de ne pouvoir accepter un jeune homme que cet ecclésiastique lui propose pour le séminaire, sans l’avoir vu auparavant.
[Vers la fin de 1050 (5).]
Monsieur,
Je ne puis vous donner la dernière assurance pour la
(1) C’est une allusion aux contrariétés que M. Couderc avait endurées, à Clermont-Lodève.
(2) Il s’agit du contrat d’établissement de la communauté de Magnac.
(3) Sur l'autographe.
(4) On voit, par les termes de la lettre, qu’elle était adressée à quelqu’un que M. Olier avait en grande considération, mais rien ne fait connaître ni le nom ni le pays de cet ecclésiastique.
(5) La date de cette lettre ne peut être déterminée qu’approximative-
réception de ce jeune homme dont vous me faites la grâce de m’écrire, à cause de l’expérience que nous avons de plusieurs sujets qui n’ont pas réussi, pour n’avoir pas été assez examinés, et ne s’être donné le loisir de les reconnaître assez à fond. Je puis pourtant vous assurer que toute la facilité qui pourra s’apporter sur ce sujet, on la fera à cause des témoignages que vous en donnez par la vôtre. Il pourra venir à Paris et souffrir qu’on le voie quelquefois devant que de l’admettre, et ainsi il aura plus de satisfaction et nous aussi, dans la société où nous aurons à vivre.
J’aurai le bien, Monsieur, de vous écrire au premier ordinaire plus amplement, et l’aurais fait plus tôt si l’emploi où nous sommes et l’embarras des choses qui surviennent à tout moment m’en eût donné la liberté. Pardonnez à l’impuissance et non pas à l’affection qui demeurera toujours entière dans le dessein de servir Dieu en vous et par vous; ne pouvant rien en moi ni par moi, j’adore l’esprit qui vous conduit et opère par vous à sa gloire; je m’y unis de tout mon cœur et ainsi je demeure en vous dans ce qui est de plus pur et plus saint pour la gloire de Dieu, en qui j’ai toujours désiré d’être et le souhaite encore si vous le voulez bien souffrir. Je vous offre un pauvre petit sujet pour vous servir en Jésus-Christ, dont je conserverai les sentiments dedans mon cœur, jusqu’àce que Notre-Seigneur me rende digne de vous en donner des témoignages, qui suis en lui, tout vôtre.
Olier.
ment. La fin de 1650 fut un des moments où M. Olier eut le plus d’embarras, soit du côté de la paroisse, soit de la part du séminaire.