‹ Lettres de M. OlierChapitre 204 sur 226 · A M. PLANAT, A PAMIERS · texte numérisé non relu

A M. PLANAT, A PAMIERS

Après l’avoir assuré que son affection pour lui n’a subi aucune altération, il répond à quelques questions que cet ecclésiastique lui avait faites.

[Au plus tard dans les premiers mois de 1651 (3).

Qui a Dieu a tout.

Monsieur et très cher en Notre-Seigneur,

Ne croyez pas que pour être longtemps sans vous

(1) Sur l’autographe.

(2) M. Olier fait allusion aux premiers rapports qu’il eut avec M. Planai en Auvergne (voir lettres lit et XVII].

(3) On verra un peu plus loin que M. Planat était à Blesle, au mois de

parler et vous écrire je sois moins à vous en Notre- Seigneur Jésus-Christ. Il me semble que les choses qui sont établies en la foi et en la charité n’ont que faire des choses extérieures pour être maintenues. Je vous prie de vous tenir pour assuré que l’établissement de charité que Notre-Seigneur a fait en lui ne sera point interrompu par quoi que ce puisse être. Et à ce sujet, Monsieur, ayant été longtemps hors d’auprès vous, vous savez bien que je vous demandai, à la première vue, si vous ne vouliez pas être de la petite société que Notre-Seigneur liait à Saint-Sulpice pour sa gloire, que j’avais toujours cru devoir être composée par vous, ayant remarqué des inclinations toujours conformes en vous à l’esprit que Notre-Seigneur semblait donner à la maison. C’est la réponse au premier point des trois que vous me demandez.

Pour le second, je suis tout prêt de vous rendre tous les services que vous désirez de votre pauvre serviteur, qui ne désire que de vous contenter en ce qu’il vous plaira lui ordonner.

Pour le troisième, qui est de votre retour en Auvergne ou à Paris, je m’y vois empêché; car je ne vois pas bien l’état de votre santé et ne sais pas à quoi vous désirez vous employer. Je pense pour cela que vous auriez besoin que je fusse sur les lieux, ou que Mer de Pamiers vous parlât en mon nom.

juillet 1651, et qu’il se disposait à aller à Viviers. Cela donne lieu de penser qu’il quitta Pamiers vers la fin de 1650, ou dans les premiers mois de 1651, et que la lettre deM. Olier, qui précéda probablement ce départ de peu de temps, est de la même époque.

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