A PARIS
Il lui annonce sa visite à l’occasion du vœn de servitude à Notre-Seigneur qu’il veut faire le lendemain.
[Vaugirard, avant le 8 janvier 1642 (4).]
Qui a Jésus a tout.
Madame, vive Jésus en vous et en tous !
Je vous prie trouver bon que j’aie le bien d’aller
et qu’il lui plût m’éclairer sur le point de M. Amelote. » Faisant connaître ensuite le parti qui lui avait été suggéré, il dit qu’il se détermina, dans le cas où M. Amelote proposerait de tout quitter, à se ranger avec M. Olier et M. de Fois pour continuer l’œuvre du séminaire. « M. Amelote, ajoutet-il, arriva le lendemain et s’ouvrit à moi contre les abbés (M. Olier et M. de Foix) et conclut qu’il n’y avait plus rien à faire que nous retirer chacun de son côté, et quoique le lendemain matin il vint me dire qu’après y avoir bien pensé, il croyait qu’il fallait laisser les abbés s’en aller, et demeurer unis comme nous étions déjà, » etc. ( Mémoires , p. 144-145.) On voit que M. Olier, qui écrivait sur ces entrefaites, n’avait pas de raison de douter de la persévérance de M. de Foix, mais bien de celle de M. Amelote.
(1) C’est dans cette retraite, qu’il fit à la campagne dans les envir ons de Paris, que M. Olier reçut de Dieu les lumières et les encouragements dont il avait besoin pour commencer l’œuvre du séminaire. {Vie de M. Olier, t. I, p. 331.)
(2) Sur une ancienne copie.
(3) La Vie de M. Olier fait bien connaître cette sainte veuve, qui eut tant de part à l’établissement de la compagnie de Saint-S ulpice. Pendant ses peines M. Olier la vit souvent et en fut toujours encouragé ; depuis son arrivée à Vaugirard, il ne fit rien sans la consulter. Le vœu de servitude dont il parle et qu’il fit en effet le 9 janvier 1642, lui avait été demandé par Notre-Seigneur à l’époque de la mort du P. de Condren. Par le conseil de son directeur, il avait pris un an pour s’y préparer. (Vie de M. Olier, 1. 1, p. 346.)
(4) La date approximative de cette lettre est donnée par celle du vœu de servitude que M. Olier fit le 9 janvier 1642.
chez vous vendredi à midi, pour ne point dérober le temps de vos malades. Je serais bien aise que vous m’y fissiez la charité d’y pouvoir faire la collation à cause que ce jour-là est la vigile d’un des plus grands jours de ma vie, étant celui dans lequel je propose de faire mon vœu de servitude à notre divin Maître et Seigneur Jésus-Christ, dont je vous parlerai et à quoi je vous prierai de m’aider. En attendant que je vous en dise le particulier, je vous prie de demander à Notre-Seigneur qu’il me fasse la miséricorde de m’accepter au nombre de ses serviteurs et qu’il lui plaise de m’en donner l’esprit pour le servir dessus la terre et le glorifier toute l’éternité. Je suis en lui et sa divine Mère, Madame , votre très humble et très obéissant serviteur.
Olier.