‹ Lettres de M. OlierChapitre 94 sur 226 · A LA SOEUR BOUFARD, A NANTES · texte numérisé non relu

A LA SOEUR BOUFARD, A NANTES

Il l’invite à s'abandonner comme un enfant à la conduite paternelle

de Dieu.

[Vers le même temps (3).]

Qui a Jésus a tout.

Ma très chère tille,

Je bénis Dieu de sa bonté en laquelle vous devez avoir une grande confiance, comme vous devez avoir aussi une très grande méfiance de vous-même.

Et pour ce que vous me mandez de la crainte que vous me témoignez avoir d’être trompée, vous devez croire que vous méritez bien de l’être et néanmoins vous devez marcher en confiance avec Dieu. Même ce que vous marquez de particulier de la Visitation ne vous doit étonner, car cela peut être vrai en son sens quoique vous ne le connaissiez pas. Abandonnezvous, ma très chère fille, à ce bon Dieu sans tant examiner sa conduite, marchez simplement avec lui et avec confiance. Une fille doit ainsi vivre avec son père. Demeurez toute en lui , vous reposant sans souci sur sa paternelle poitrine. Que nous sommes heureux, ma chère fille, de nous nommer et d’être les enfants de ce Père! Qu’il soit béni, loué, adoré, et aimé de toute créature à jamais! Qu’heureuse est l’âme qui le peut

(1) Sur Taulograplie que reproduit en entier la XLIIIe des imprimées. Cette lettre XLIIP est une de celles que l’éditeur de 1672 a composée de fragments empruntés à différentes lettres de M. Olier.

(2) Voir la note de la page précédente.

(3) Cette date est à peine approximative. Il est probable que celte lettre, aussi bien que la suivante, ont été écrites avant la LXIIP.

continuellement aimer et malheureuse celle qui méprise et se rend infidèle à cette facilité! Ma très chère fille, aimez donc, louez et adorez cet unique objet des esprits et des cœurs. Je suis tout vôtre en Notre-Seigneur.

Olier.

Priez ce divin Tout qu’il nous convertisse tout en lui.

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