ÉLOGE HISTORIQUE
tante , femme qui joignoità tous les avan' tages de la fortune , tous les trésors de la. grâce.
A rage de quatorT^e ans , // fut pourvu de l'abbaye d'igny ^ ordre de Cite aux y diocèse de Rheims ^possédée avant lui par V abbé de la Marck , son Oncle. Il en refusa r administration à ses parents. Déjà il savoit que les biens de F église appartiens Tient aux paumes ; et que les parants l oublient volontiers.
Dés ce temps y la prière étoit sa plus chère occupation. Il/uyoit tous les plaisirs : il ne connoissoitles spectacles que de nom : ilévitoit sur-tour la compagnie desjemmes , jaloux de conserver dans toute sa pureté ce corps qu'il avoit ottert à Dieu en sacrifice vivant et saint. H aimoitson état ^ et nen dédaignoit ni P habit ni les fonctions. Il en pratiquoit toutes les vertus , dés l'âge où c est beaucoup de les aimer : il étoit tout ce que la grâce lui ordonnoit d'être.
Son application à r étude altéra sa santé» Les médecins lui conseillèrent de changer d*air. îl alla à Rome. Alexandre VU fut informé de ce mérite naissant , et le combla de bénédictions et de louanges. Il parcourut les principales villes d* Italie^ reyupar tout avec distinction^ aimé de ceuy qui le connoissoicTity recherché de ceux qui ne k cort'^
DE M. DE Chartres, is
noissoient pas y et toujours p/us modeste.
De retour à Paris , // reprit ses études avec plus d'application. H se rendit pr'fond dans la science des saints . H en répandit les lumières dans la paroisse de Saint- Se vérin , où il prêcha avec plus de succès que d applaudissement, il craignoit de se jaire un nom ^ et ne cherchoit que la gloire de Ditu.
Du séminaire des Bons Enfants^ il entra dans celui de Saint-Sulpice , oii il fut attire par la réputation de M. Tronson qui en étoit supérieur. Il y connut l'abbé de Fé-' nelon . qui étudiait les mystiques , qui /Vgarerent ; tandis que l abbe des Marais étudioi t V écriture- s iinte , qui ri égare jamai^^ Il parut en Sorbonne ^ y fut admiré , c'^/ze le sut pjs.
Enrichi de toutes les perfections du Sa^ cerdoce , il en reçut V auguste caractère. Il célebr oit avec frayeur le saint sacrifice : il semoit avec \ele la parole de V évangile : il assistoit les veuves et les orphelins , les malades et les mourants ; il instruisoit et nourrissoit les pauvres.
Tant de vertus et de talents engagèrent Var^ hevique de Paris à lui confier le soin de plusieurs maisons religieuses, H fut en-' sui ce supérieur du collège des Trente Trois y où il connut l'abbé Gobslin qui 5'/ étoit