LETTRE CXXVII I
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QUand on eft du confeil, Monfeigneur , on eft miftérieufe. Le roi nous 3 impofg fUençe fur ce qui fe paffà , il
y a quelques jours. Et en vérité ! c'efl un bien pour moi , & encore plus pour eux , que je n'ofe dire tout ce que je vis & tout ce que j'entendis. J'en fuis toute affligée , non feulement par rapport à l'affaire préfente , mais pour toutes celles que ces Mefïieurs auront à traiter. Cet échantillon me fait voir que je mourrois de douleur , fi j'aiTiftois au confeil. Que les rois font à plaindre ! que les hommes font mauvais ) Enfin , û l'on ne prenoit patience en confidérant celle de Dieu , on fe défefpéreroit. Vous voyez que vous n'avez gueres perdu en ne recevant pas de mes lettres. Je ne puis les remplir que de triftes réflexions. On répand fort, que vos affaires de Rome ne feront pas jugées *. Celle de la religion , c'eft-à-dire, des nouveaux convertis , n'eft pas encore décidée. On ne veut pas fe prefïèr. Mais fe crois qu'on voudra réfoudre toutes chofes avant le retour à Verfailles , afin de n'en plus entendre parler. Le roi a été un peu incommodé ces deux derniers jours d'avoir trop mangé. Il y a bien des ragoûts nouveaux : & la gourmandife eft è Ja mode.
* Bruits fem& par les amis de l'archevêque d# Cambrai.
de Maintenu n. i$$