LETTRE CXXIX
2 novembre. i6qQ
IL n'y a qu'à prendre patience fur les r^™"n affaires de Rome comme en beaucoup d'autres. J'ai bien de la joye de ce que l'affaire de la fignature des docteurs s'eir bien tournée : j'en avois été allarmée fur ce que le roi m'en avoit dit.
Je fuis bien contente de la promotion » parce qu'il me femble que vous l'approuverez , & qu'elle marque la considération que le roi a pour vous , M. l'abbé de Fleuri j* n'étant pas par lui-même un perfonnage à être fi-tôt évêque. J'ai eu l'honneur de répondre comme vous, quand on m'a dit que l'abbé de la Trappe vouloit reprendre fa démifïion. Rien ne marque plus combien il eft indigne de gou* verner , que le defir qu'il en a.
Je vous écris , & ma chambre eft pleine de monde : le R. M. le D. de B, & toute leur fuite y font : & je fuis ua peu contrainte.
T On avoit dépeint au roi l'abbé de Fleuri comme un efprit artificieux & d'une ambition profonde. Il follicita long-tems Téveché de Fréjus. Hébert, & U wà> de Noailles l'obtinrent enfin.
i$6 Lettres de Mad,