‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 137 sur 243 · LETTRE CL · texte numérisé non relu

LETTRE CL

Marli, 15 avril. iyQOt

LE roi m'ordonne de vous dire, Mon--""""-"""feigneur,que vous fafïiez fur le jubilé tout ce qu'il vous plaira. Il m'a paru n'avoir nulle répugnance à remettre fa communion à la Trinité. Il s'attendoit à vous voir hier, & vous reprochera que vous avez manqué à votre ferment qui vous oblige à vous trouver à toutes les alTemblées de l'ordre du S. Efprit. J'ai grand regret à ce que vous voulez que je donne à Madame de la BrofTe , touchée d'un û foible repentir. Mais je ne puis manquer en vous obéiffant. Je voudrois feulement que le petit fecours que je lui donnerai , parut venir de vous , & que je ne fuffè point nommée avec cette femme-là , qui tôt ou tard fera une importune de plus. Elle voudra que je me charge d'elle , en nous menaçant de retourner à mon frère ,

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fi je ne fais pas tout ce qu'elle exigera. D'un autre côté , elle me demandera fa €lle. En tout,Monfeigneur, il feroit mieux qu'elle n'entendit pas parler de moi. Ce que vous me mandez de Madame de Brinon me fait peur. Ert-il pofïible , qu'on ne veuille point mourir ? Je m'en fais un délice. Peut-être penferai-je autrement quand je toucherai au moment dernier. Aujourdui je ne crains qu'une longue décrépitude. Ne demandez donc point ma vie, je vous en conjure , Mgr. mais une fainte mort*

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