LETTRE CLVI
Ï700. à St. Cyr, le 27 juin.
CE n'eft pas une décharge de taxe pour les filles de Ste. Marie de votre dioctfe, qu'on vous demande, mais pour l'ordre entier de la Vifitation , qui prétend que cette grâce fut accordée de tout tems , mais doit être confirmée à chaque affèmblée du clergé, comme elle le fut encore à la dernière. Même demande de Ja part des urfulines. Nous vous chargeons de toutes nos requêtes. J'aurois d'autres chofes à vous dire , Il dans l'obfcurité où je me trouve , je ne m'étois renfermée à prier Dieu pour le R. & pour l'aiïemblée de St. Germain, qui n'eft pas préfentement bien unie , à ce qu'on nous dit *.
* On y examinent alors la relation que M. Boffuet avoit dreifée de tout ce qui s'étoit parlé en France fur Tafïaire de M. de Cambrai : cependant elle fut fignée le 23 juillet. Les débats furent encore plus vifs , quand on en vint à l'examen de la morale des je fuites. Le 4 feptembre , on figna unanimement la cenfure de 127 propositions , tirées de leurs thefes ou de leurs livres. M. de Paris préfidoit à Taflemblée : M. de Rheims lui avoit cédé œ dangereux honneur.
LETTRE CLVIL
6 juillet. J7?-?l
MR. Chamillard me mande que vous lui avez dit , MonLigneur , que je ne vous ai point parlé pour St. C\r : je crois l'avoir fait plus d'une fois : & fi j'ai eu l'honneur de vous voir fans le faire, c'eit que j'ai cru M. Chamillard plus propre à parler d'affaires que moi , Si armé de û fortes raifons, que vous ne -pourriez y réfiiïer. C'eft donc une méchanceté de l'un de vous deux de vouloir mettre fur moi le mauvais fuccès de cette affaire. Je péïerois plutôt pour les dames de St. Louis que de vous importuner , fi ce qu'on va faire étoit fans conféquence pour leur maifon. M. de Chamillard me mande de même , que nous ne réclamons que la juftice : je ne puis croire que vous la rerufiez.
M. le D. de Gêvres , qui fe raccomods avec fa famille , ne payera-t-il pas pour fa femme ?
Lettres de M a d.