‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 143 sur 243 · LETTRE CLVIII · texte numérisé non relu

LETTRE CLVIII

tyOO* 23 juillet.

Es filles de Chaillot m'écrivent fur ileur affaire du don gratuit & me prient de vous prefïèr , parce que le tems s'écoule. Je regarde cette affaire comme finie : car il eft vraifemblable que mes follicitations leur impofent une taxe dont elles ont été jufqu'ici déchargées ? Je nJofe plus parler en faveur des urfulines , quelques fortes que foient leurs raifons. Je comprends qu'il eft difficile d'obtenir une grâce pour un ordre fi étendu : mais je voudrois bien que la maifon du fauxbourg St. Jaques fut exceptée ! elle vient de recevoir pour rien une Mademoiselle de Pelavoine. Après tout cela , je ne veux que ce que vous vous voudrez. Je vous prie de me conduire : il ne me convient pas de demander mal à propos. Le comte d'Ayen m'a dit que nous nous verrons lundi : je finis tout court , le roi arrive. J'ai lu au roi , Monfeigneur , la lettre de Madame de Gerfay , & fort inutilement:

il dit que le Sr. Amiot n'eft pas feulement à la baftille pour avoir laiiïe fortir fa fille du royaume , mais pour s'être conduit fort mal lui-même , & qu'on auroit

de Maintenu n. 191

toujours dû arrêter les pères pour les obli* ger à faire revenir les enfans.

On nous alïùre ici que le public eft content du chancelier & du controlleur général. Le premier vouloit un autre fuccefïèur : & le fécond eft effraie du poids dont on le charge. Rien ne contente ici bas : je le vois tous les jours de bien près.

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