‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 156 sur 243 · LETTRE CLXXII · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXII

à St. Cyr , 10 août.

C'E s t toujours dans les mauvaifes affaires qu'on a recours à vous , Monfeigneur. Et en voici une qui m'embarralTè. Vous favez l'amitié que j'ai pour Moniteur le duc de Richelieu. Il a exigé de moi plufleurs follicitations contre Me.

d'Acigné. Je meurs de peur qu'il n'ait tort. J'aiderois donc à foutenir une injuf-

tice5

DE M A 1 N T t N O N, 2\J

tice. On me dit de tous côtés, que c'en eft une d'empêcher qu'elle ne foit tutrice de fes petits-enfans. Donnez-moi votre avis. Je ne voudrois pas manquer à ce que je dois à mon ancien ami : je voudrois encore moins manquer à ce que je dois à ma confcience. Votre confeil. Il réglera ma conduite fans vous commettre:

dût Me. d'Acigné m'accufer d'ê're inj (le, ou M. de Richelieu m'accufer d'être ingrate. Quand nous verrons-nous , Monfeigneur ?

Le roi a lu votre mandement , Monfeigneur , & il a rayé ce qu'il faudroit ôter pour ne rien exciter en Angleterre, & ne donner à l'ennemi aucun prétexte de fe plaindre. Comme il y a pli fleurs endroits barrés , j'ai mis une croix où le roi a commencé de rayer, & une où il a fini. Je me prenne de vous le renvoier. Et je n'ajoute pas ici ce que jaurois à vous dire.

Page 1