LETTRE CL XXXIV
à St. Cyr, le 29 juillet.
E fuis venue ici chercher le fil nce & le repos qu*on ne trouve pas à Marli , & confoler notre communauté de la perte de leur nouvelle fupérieure qui mourut Vendredi.
Je n'ai pas encore montré votre lettre au roi , ni celle de M. l'archevtque de Rouen. A ce foir.
Rien ne feroit plus à défirer, Monieigneur, que de voir le roi bien raflùré fur Vous. Il femble , que c -la feroit frè : facile^ quand on voit les jéfuices & les anti-
2$o Lettres de M a d.
janfenirr.es répandre comme d'eux-mêmes que vous n'êtes pas du parti. Voilà PeffeurieL Le relie eft peu confidérable. Et c'eit pourtant ce petit relie qui fait tant de tort à l'églife, aux gens de bien, aux bonnes oeuvres que vous feriez fans nombre , fi ce malheureux nuage é'oit difTipé. Il faut adorer la conduite de Dieu fans l'approfondir. Ma fenfiMlité fur vos vrais intérêts va au-delà de tout ce que je puis vous dire , & m'a déjà coûté plus d'une mauvaife nuit. Ma fanté ei/t toujours très foible : c\ ma vie ne vaut pas les fouhuits que vous faites pour elle.