LETTRE CLXXXVI
mercredi y 20 novembre. 1702»
IL eft vrai , Monfeigneur , que le roi ™"n" '""" a été furpris & un peu choqué des fujcts , mauvais , félon lui , que vous avez mis fur la lifte qu'il vous avoit demandée. Il eft implacable fur les fautes des autres , & eft ravi de fe fournir à luimême une raifon de juftifier les fienne : » les gens de bien , dit-il , font trop crédules «. Je crains qce l'opinion qu'il a de votre bonté ne diminue du crédit que je vous voudrais fur fon efprir. Je n'uie lui nommer M. de Leçon pour.Bjurdeaux, dans la crainte qu'il ne regarde cette recommandation de voi: s comme une fuite de cette inclination qu'on veut que vous ayez pour le janféntfme. Il vaut encore mieux , ce me femble , que ce fain* évêque demeure où il eft, que d'éloigm r le roi de vous, C'at ce que je regarde comme
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très-important po./r L.i. M. le curé de VerfaiUes m'a die ce marin , que vous viendriez au premier jour préfenter vorre înftruction. Si c*eft demain, je frrai à Sr. Cyr : fi c'eit vendredi , je ferai ici. Le roi gaHe un profond filence fur Mrs. d'Eftrées. Et je n'ofe le rompre , de peur de m'emporter. Car je fuffoque de ce que je vois tous les jours. J'ai grand befoin de vos prières , M^nfeigneur : mon cœur e»t dans L'amertume. Si M. d'Aubigné exécute fon projet , ce fera une confolation pour moi.