‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 171 sur 243 · LETTRE CLXXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXXVII

à Verfdilles , 2 février.

VI O u s fommes furpris comme vous, xi Monfeigneur : & me voilà encore bie.i convaincue que nous ne favons ce q^e nous frfons. M. le cardinal d'Etirées m'écrit & me renvoie à vous po. r des parti eu liantes. Me. la princeiT3 des Urfins écrit à M. de Toicy, que le courrier eft fi prelfé qu'elle n'a pas le rems de lui rien dir°. Bile manie à Me. la ducheifè de Nj.iilles qu'elle va ince*Tamment demander fja congé. On ne peut favoir combien eil- a tor. Mais notre cardinal n'en peut avoir, Fut-ii capable de fautes,

de Mainte non. 235

on ne lui a pas donné le loifir d'en faire. Cependant nos affaires vont foLffrir de ces malheureufes intrigues. Et il eit bien difficile de juger & de conduire de fi loin. Je fuis très perfuadée qu'il faudroit y envoier qu'elqu'un, pour nous apprendre les fecrets relïbrts , & pour parler fortement au roi d'Efpagne. Les lettres ne peuvent faire le même effet.

J'ai été bien alhrmée du mal de M.

le cardinal de Noailles. On croit qu'il en fera bientôt quitte. Vous avez permis, Monfeigneur, que Mademoifelle de Choifeuil entrât à Bjlle-Chalîè pour fix mois. Elle ne veut point être reïigieufe. Mais elle voudroit demeurer dans cette maifon dont elle dit beaucoup de bien. Vous &c Me. de V-jrdille feriez une grande charité en donnant un azile à une fille de qualité, qui n'a pas de quoi vivre dans le monde. Elle a éré élevée à St. Cyr. Jugez , Monfeigneur, fi je m'y intérelTe.

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