‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 20 sur 243 · LETTRE XX · texte numérisé non relu

LETTRE XX

ce 18 ctlobre.

E roi me dit à peu près , Monfeïigneur , ce qui s'étoit paiïe entre vous , & qu'il ne vous preiïbit point pour déterminer le confeffèur : cela étant , vous pouvez ne venir à Verfailles qu'à votre commodité. Je crois qu'il fuffiroit de lui écrire l'élection du général de l'oratoire , & qu'en tout , Monfeigneur , vous devez vous mettre dans une grande liberté , foit pour venir rarement dans des tems , fréquemment dans d'autres , & pour écrire, quand, &. par qui vous voudrez. Je ne doute p?s , Monfeigneur , que votre cenfure ne fâche les deux partis. C'eft la deftinée de ceux qui vont droit. M. de Pontch . . . rapporta mercredi dernier l'affaire du Sr. Davant: le roi lui dit de vous remettre tous les écrits, & de ne rien faire là-deffus que par vous. M. de la Reynie voudroit tout lire , & même compofer un livre pour prouver la folie de ces opinions. Pourquoi, Monfeigneur , refufez-vous à l'abbé Têtu de l'emploïer , & de commencer par de petites commiflions pour avancer plus ou moins félon qu'il s'en aquitteroit ? Il eft plein de bonnes maximes ; & je lui doi§

ce témoignage , que dans les tems de fa vie où il étoit le plus difïîpé , & noïé dans le commerce des dames , je l'ai toujours vu droit , fincere , & même Sévère fur la religion. Je ne fuis chargée de rien : c'eft une pure queftion que je vous fais par la liberté que vous me don* nez , & dont je ne veux jamais abufer* M. le curé m'a parlé du père d'Emeric *• Je ne manquerai pas de dire ce qu'il en penfe.

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