LET TRE
LETTRE CCXXX.
à Marli, ce 3 feptembrâ, I7C9*
VOs commiffions m'honorent , Mon- '
feigneur , mais il faut toujours aller aux miniltres : & le roi me charge de vous mander qu'il ne peut vous répondre qu'il n'ait vu M. Defmarets.
Votre bon cœur , Monfeigneur , vous rend fenfible à la perte * d'un ancien ami que vous avez toujours regardé comme un faint. Et vous comprenez quelle peine c'eft pour moi de voir mourir ce véritable ami qui eit fi difficile à trouver. Dieu l'a voulu : je gémis & je me foumets.
Nous attendons aujourd'hui des nouvelles de l'état où M. Maréchal •}• aura trouvé M. de Villars §. Quelle perte , û la mort nous le ravit ! Ce fera une fuite de nos malheurs.
Je ne crois pas , Monfeigneur , que vous aiez un ami dans ceux qu'on vous donne , qui parle de vous , comme j'en entendis parler hier à votre ennemi M.
l'archevêque de Rouen.
* De M. Godet des Marais , évêque de Chartres.
■+■ Premier chirurgien du roi.
$ BlefTé à la bataille de Malplaquet.