LETTRE C C X L I X
D £ M. L E C. DE NûAILLES.
ce 20 août. Î7TÏ»
JE n'ai, Me., confervé à quelques-uns"" des pouvoirs de prêcher & de confeffer , que parce que le refpeft que j'ai pour le roi me retient. S. M. ne lailTera pas d'en être fâchée, mais pour lui plaire, il ne m'eft pas permis d'ofTenfer Dieu. Je crains même d'en trop faire, pour marquer mon refpeft & ma foi million pour elle : je donne de nouveaux pouvoirs au P. le Tellier, quoique ce ioit lui qui mérite le mieux de n'en plas avoir : j'en fais le facrifice au roi, & les remets à fa confcience, priant continuellement Notre Seigneur de lui faire connaître le péril qu'il court en confiant ion a me à un homme de ce caractère.