LETTRE CCXLVIII
de Me. de Main tenon.
ce 15 août.
VOus me connoifTez affèz, Monfeigneur, pour favoir ce que je penfe fur la dernière découverte : mais bien des raifons doivent me retenir de parler. Ce n'elt point à moi à juger & à condamner : je n'ai qu'à me taire & prier pour j'églife , pour le roi & pour vous , Monfeigneur, dont les intérêts particuliers me feront toujours chers. J'ai donné votre lettre : elle a été lue d'un bout à l'autre, ck c'eft affù rément tout ce que je puis vous en dire. Je crois que le fecret fera gardé de ce côté-ci : l'on ne penfe pas tout à fait comme vous : mais j'efpere
que
DE MAINTtNON. 515
que l'affaire s'acommodera , & que le tems adoucira les efprits. C'eft , Monfeigneur, tout ce que j'ai eu la force d'écrire aujourd'hui, étant plus abattue de trifteiïè Ôc d'incommodité qu'à l'ordinaire.