LETTRE CCLIII
DE M. LE C. DE NOAILLES, I7I 2. ce 1 juillet.
'A ?r E :•; 5 que îe chagrin du roi augmente pour moi tous les jours. J'efpérois que S. M. feroit contente , & du moins que l'affaire feroit finie pour elle: car l'ayant renvoie'e au pape , il conviendrait qu'elle n'en fut plus importunée. Ce renvoi dont tant de gens ont été affligés par les fuites qu'ils appréhendent, devroit procurer du repcs à S. M- J'y trouvois avec grande joie cet avantage : je refpirois, Me. ? dans cette efperance: mais ies affaires qui me regardent , fe reproduifent à mefure qu'on en termine quelques-unes. On fait malheureufement imprimer le mémoire que le roi m'avoit fait i^onneur de me donner , & l'on à S. M. que c'eft moi qui fuis • cette imprefHon. J'ai eu l'honneur de vous dire, Me. , que je n'y ai
aucune part Je le répète encore ,
& ne crains point d'en prendre Dieu à témoin , qui eft le plus vénérable & le plus terrible de tous les fermens.