LETTRE CCLIV
de Me. de Maintenu n.
ce 3 juillet. J7Î1
VO u s êtes , Monfeigneur , le maitre-^-Sâï de venir prendre congé du roi. Vous ne vous tromperez jamais , quand vous compterez fur ce que vous appeliez mes bontés. Je ne puis jamais ceiïèr de refpefrer mon archevêque, d'eftimer vos vertus , & û j'ofe dire , d'aimer votre perfonne. Mais il eft vrai que tous ces fentimens ne me donnent plus que de l'amertume. Je ne répondrai point à tous les articles de votre lettre , parce que nous les avons traités cent fois inutilement. Il y en a un que vous ne touchez pas , Monfeigneur , qui eft ceLui des jéfuites , que le roi ne regarde pas comme intéreflTant votre confcience , mais comme une pure vengeance que vous pouviez lui facrifier , foit que vous aïez voulu en effet vous venger , ou les punir de leur manque de refpect pour vous, &c.
Oj