LETTRE XXXVII
à Verjailles, ce 27,
E roi eftbien content , Monfeigneur, rfde tout ce qui s'eftpaifë entre vous,
& bien aife que cette année vous ne touchiez ni à la foire ni à la comédie, vous faites merveilles de le préparer ainfî à vos févérités. Je l'ai fort loué de ce qu'il m'a dit qu'il vous feroit fournis : j'ai ajouté qu'il devoit l'être, & que c'étoit l'ordre de Dieu. Je le prie de tout mon cœur de fe fervir de vous pour fon falut. Il m'a affuré que vous n'aviez pas voulu
lui dire quand vous donneriez le :
j'ai répondu que vous ne l'aviez peut-être pas encore décidé, mais que j'étois ravie que vous ne lui difïiez que ce qui vous plaifoit. Enfin , Monfeigneur, il s'accoutume à vous : foyez libre & hardi avec lui : ce n'eft pas le refpeft qui manque avec les rois.