‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 39 sur 243 · LETTRE XLIV · texte numérisé non relu

LETTRE XLIV

I696. ce 9 rr.ars.

E roi m'a dit à mon retour de St. Cyr fque vous vouliez l'embarquer dans une affaire à laquelle il ne pouvoit confentir, qui eit de prendre l'abbéïe de Coulon pour le dédomagement del'évêché de Chartres : qu'il faudroit en donner une autre à Monsieur : & qu'il érolt împoiïible qu'il donnât une abbéïe qui ne feroit pas dans fon appanage. J'ai répondu que vous entendriez bien toutes ces raifons-là , & que vous n'affectiez rien en particulier. Je vous conjure de traiter cette affaire , de forte que M. l'évêque de Chartres n'augmente

de Maintenu n. $$

point, mais qu'on fonge uniquement au bien de l'évéché pour l'avenir. Il ne faut pas que notre faint ami fcandalife performe , & qu'il paroi(Te intéreiTé , lui qui l'eit fi peu : je crois qu'il m'avoueroit de ce que je vous dis. L'entreprife d'Angleterre eit manquée : ne le dites point le premier , s'il vous plait. M. l'archevêque de Cambrai, en difant il y a quelques jours , combien il feroit utile que les évêchés euifent peu d'étendue , ajouta que fi l'on vouloit divifer Cambrai , bien loin de prétendre un dédomagement , il donneroit une partie de fon revenu. La certitude de me trouver mercredi , parce qu'on fait l'honneur que vous me faites, aiïèaible dans mon anti- chambre une fjule que je ne puis foutenir. Paiïèz donc à ma maifon de la ville où je vous ferai avertir.

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