LETTRE LX IL
7 novembre,
Es reftitutions*ne fe font pas aifément
fil faudra plus d'une converfation avec r vous pour m'y réfoudre. Quand vous m'aurez déterminée, il faudra perfuader M. i'év» de Chartres : ainfi je ne prévois pas* que cette affaire foit bientôt confommée.
Nous avons envoyé Me. la D. de No...
â Paris, ckmême à Verfailles par le confeil de Madame de Montchevreuil , à qui j'ai écrit une lettre pour être montrée à la dame que je verrai peut-être demain en arrivant : mais , Monfeigneur , je fuis bien fâchée que vous veniez vendredi à Verfailles , quoique vous aiez de bonnes raifons , parce
* M. de Noailles avoit rempli de fcrupules Me. de Maintenon fur les préfens quelle avoit eus ne Me. de Montefpan. L'abbé Gobelin avoit permis de les recevoir : & l'évêque de Chartres , décidé qu'il ne faloit pas les rendre. L'archevêque de Paris revint à cet avis , quand il fçut que ces préfens étoient le prix des foins de TAe. de Maintenon pour l'éducation des princes légitimés , & non de {es complaifances pour les foibleffes de leur mère.
y6 Lettres de M ad.
que je n'y ferai pas , & qu'il faut bien aller à St. Cyr.
Je vous demande votre bénédi&ion pour la princeffè : offrez-la à Dieu. Vous au* rez fçu fans doute que es fut par où le roi commença en arrivant ici : c'eft un enfant : elle montre de l'efprit : & fa figure n'eft point laide : & fes yeux font très beaux.
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Ad. de Montchevreuil me mande .qu'elle va envoyer prier Mad. de C.». d'aller à Verfailles. Je fouhaite ce mariage parce qu'il me paroit bon : mais j'ai toujours mauvaife opinion du fuccès de ce qui traine trop long-tems.
Enfin nous allons voir cette princefïè fi long-tems attendue & fi prônée : M o nsieur s'eft enferré lui-même. La peur qu'il a eue qu'elle ne fût pas de tous k$ plaifîrs par l'embarras du rang de la princeffè de Savoye lui a fait demander en grâce , qu'elle eut le rang de duchefle de Bourgogne.