LETTRE L X X V
11 mai,
JE fuis, honteufe , Monfeigneur , de tout, ce que vous prenez la peine de m'écrire pour me raiïùrer. Il eft vrai que je crains vivement que M. de M. & vous n'alliez pas affèz de concert pour le fonds de cette affaire-ci. Mais je fuis bien perfuadée, Monfeigneur, qu'on ne peut, qu'on ne doit pas exiger que M. de M. juge M. de C. puifqu'il s'eft toujours expliqué làdeiïiis. Le roi s'exprima fortement , & fit envifager les fuites que tout ceci pourroit avoir. La fcene de St. Cyr va faire un grand bruit, & fera regardée comme un prélude. Dieu veuille vous éclairer, vous fortifier, vous confoler en cette affaire ' Elle eft Ci
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affigeante , que la foumifïion à fa volonté peut feule faire refpirer. J'avois efpéré que le mariage propofé fe feroit. La demande du gouvernement de Rocroi a tout gâté , ou peut-être fervi de prétexte. Je fuis fort en peine de Madame votre mère.