LETTRE LXXIX
cez9mai. ^^
LE s amis de Me. Guion favent que *»—-■ vous l'avez vue , Monfeigneur, & que vous lui avez porté la lettre du père de la Combe. Ainfî la nécefîlté de reffèrrer cette femme augmente. Cependant vous avez oublié d'en parler au roi qui penfe comme vous : il faut lui ôter les deux filles qu'elle a auprès d'elle. Si vous m'écrivez pour avoir fon ordre , ne répondez * s'il vous plait , qu'à ce premier article de ma lettre , & non à celui qui fuit.
J'ai parlé à 45 pour ôter les modernes qui environnent les coufins de 46 : & j'ai fini mon difcours par dire que je ne pouvons pardonner à 40 d'avoir chez lui les smis de l'amie de 25 , les connohTant delome IV. E
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puis long-tems pour oppofés à la famille.
Je vois chaque jour de plus en plus combien j'ai été trompée par les quiétiftes : je leur donnai ma confiance , & je n'avois pas la leur. S'ils agiiïbient fimplement ; pourquoi ne me mettoientils pas de tous leurs mifteres? s'ils craignoient de me les révéler , n'eft-ce pas une preuve qu'ils avoient un deftèin formé de fe fervir de mon amitié , de ma crédulité , de mon crédit pour établir cette nouveauté à la cour?
Le roi me parut difpofé à parler franchement à ico. S'il ne le fait pas dès demain , ce fera une grande marque du crédit de ce minière.
Pouffez M. d' Argenfon , Monfeigneur i faites-lui parvenir que nous le croyons gagné par les amis de Me. G . , .
Je vis hier Me. la D. de Guiche, dont je fuis très-fatisfaite. Dans tout ce que je traitai avec elle , il me parut qu'elle tenoit encore à Me. la ducheflê de Mortemart : mais qu'importe, puifqu'elleavoit promis de ne la plus voir, & qu'elle ne la voit plus ?
Je propofai hier de nommer un ambaffadeur : on y fera quelque réflexion.
de Maintenon, 99