‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 80 sur 243 · LETTRE X C · texte numérisé non relu

LETTRE X C

à Ver/ailles, ce 19 otlohre. /

JE ne fai rien de l'exil de ce Père de ^^^ l'Oratoire. Et je ne manquerois pas de repréfenter les conféquences de ces aftes brufques d'autorité, il je croiois être écoutée. Mais on me demandera d'abord qui me l'a appris. Et il ne vous convient pas d'être nommé dans cette affaire.

Vous parlâtes fort bien dans celle de Port-Roial. Je m'aperçus du bon effet.

Je continuai fur le même ton, en difant que votre perfonnage n'étoit pas de prendre un parti , mais de garder un milieu enrre les extrémités , où les autres fe jettent fouvent. Je fus contente de la manière dont on reçut ce propos. Et vous devez l'être, Monfeigneur , quand je la fuis. Il ne faut pas fe laifïer dominer par le bon père , mais dire fes raifons avec une refpe&ueufe fermeté.

Le roi à mal reçu une recommandation de M. le M. de N. pour le D. de Guiche. ïl eit eft toujours choqué de ce que tant de gens parlent pour lui. C'efi un grand malheur d'avoir tant de parens.

Les affaires de la Fr. d'Elbeuf vont mal*

ni Lettres de M ad.

Le mari a parlé & a perfuadé. M. de M. eft rebuté, je fis hier au foir de mon mieux ; M. de Pontchartrain en eft témoin. Et ce fut inutilement. Il y a des nouvelles difficultés fur la paix. Je la recommande à vos urieres.

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