LETTRE X C I I
7 ottohre. lSç"f,
J'Ai lu, ou pour mieux dire, parcouru """ le règlement des religieufes dont j'efpere de grands biens, & qui les fera, je crois, un peu crier. Deux feuls endroits m'ont paru féveres : l'un de défendre toute forte de déclamation aux penfionnaires : & l'autre de défendre l'entrée aux tailleurs.
M. de Meaux eft ici, plein de confiance fur la condamnation du livre. Le R. a parlé à M. le Nonce * comme vous l'avez jugé néceiîaire.
J'ai vu, Monfeigneur, votre lettre au R. : elle eft à fouhait. Votre ftiie eit
* M. Delphini.
H4 Lettres de Mad,
doux & fort. Il vaut mieux dans chaque êccafion lui dire ainfî quelque chofe , que de trop charger. Il eft charmé de votre manière : & il a raifon : vous plaifez aux plus délicats : cela confole des frondeurs.
M. de Meaux m'a donné de la part de M. de Rheims l'ordonnance qu'il a faite contre les jéfuites. Elle fera du bruit, & emharaiïèra le roi.
Je n'ai pu encore lui montrer la lettre du bon tiere. Il m'eft venu voir, & ne m'a parlé que du pur amour. Il devroît bien en parler un peu au roi.
Il eft très-bon, Monfcigneur, que vous fafTîez donner vos lettres au R. fans affectation, tantôt par Bontems, tantôt par moi. Mais vous ne devez pas vous impofer la loi de m'écrire en même tems. Tous mes amis en ufent ainfi. Et vous êtes audeiTus de tous mes amis.