Let. de Me. DE Maintenon LETTRE XXX
Le 17 mars 1692.
T E vonlois avoir vu mad. la marquise de •J Lassay , madame, avant de vous faire mes compliments et à mad. Fagon sur ce mariage tant désiré , tant promis , tant remis , et enfin conclu à la grande satisfaction des deux amants. L'élevé de mad. Fagon m'a paru fort aimable : l'esprit brille sur son visage ; elle est timide , et je l'en estime davantage. Me. la Princesse la présenta au roi dans ma chambre : le cœur lui battoit : je dis à la princesse. Mais revenons à vous , madame ! Je suis ravie de ce que vous êtes mieux ; j'ai dit à mad. îa princesse mes raisons , pour que vous ne sortiez point de Maubuisson , si vous pouvez vous en passer. Je voulois lui proposer l'entrée de mad. de Canteleu , qui seroit plus propre à réformer un couvent qu'à le gâter ; mais M. le Prince vint se mettre en tiers , et se rendit maître de la conversation. Voilà mad. de Guise morte en quatre jours , et nous vivons encore ! Me. la Princesse ne par'e que de l'augmentation de votre piété. Si cela est,
a Me. de Brin on. 279
vous n'êtes pas mal avec Dieu ; car il y a long-temps que vous le servez. M. de Montchevreiïil est souvent malade : je me porte fort bien , et j'en suis toujours étonnée. Vous souvenez- vous de Baudart , Veilleine et Lastic ? elles veulent être carmélites ; Sainte Thérèse s'empare de toutes nos filles : menons-les à Dieu 9 n'importe comment. Je vous embrasse , ma très-chere , et je serois ravie de causer avec vous ; il faut s'en passer et ne rien désirer sur la terre.
LETTRE XXXI
T E voudrois vous conter tout ce qui s'est ^ passé dans l'affaire de mad. d'Hanovre. Je vous connois assez pour répondre que vous conviendrez que le roi n'a pas tort ; on a gâté cette affaire dans le commencement , et on ne pouvoit après cela prendre un meilleur parti que de la sacrifier au roi. Il auroit dit des choses qui auroient été plus honorables à votre chère Princesse que la punition de Mrs. de Bouillon. Je voulus ]a voir, me souvenant de ses anciennes bontés pour moi; mais Je ne trouvai plus cette princesse douce et bonne que je connoissois. Elle étoit
*Sd Let. de Me. DE Maintenon
Changée de visage et d'humeur , livrée à son ressentiment , pleine de menaces , en un mot très-éloignée d'écouter et de suivre mes conseils. Je ne crus pas devoir la faire voir au roi dans un état si contraire à l'opinion de douceur qu'il admiroit dans une lettre qu'elle m'avoit écrite. Mais , madame, quittons un discours si désagréable, et passons à celui de mad. là duchesse du Maine : le roi en est trèscontent. Voiià ce mariage que vous trouviez si raisonnable à faire ; j'étôis fort de cet avis. On m'a dit que la Princesse ira passer la semaine-sainte à Maubuisson ; reposez-la bien , on la tue ici par les contraintes , par les fatigues de la cour ; elle succomberons l'or , sous les pierreries ; sa coëfFure pesé plus que toute sa personne. On l'empêchera de croître et d'avoir de la santé ; elle est plus jolie sans bonnet qu'avec toutes leurs parures. Elle ne mange ;guere ; elle ne dort peut-être pas 2ssez : et je meurs de peur qu'on ne l'ait trop-tôt mariée, je voudrois la tenir à Saint-Cyr, vêtue comme l'une des vertes , et courant d'aussi bon cœur. Il n'y a point dans les couvents d'austérités pareilles à celles auxquelles l'étiquette de la cour assnjetit les grands. Bon soir : si j'entamois la morale , vous seriez k plaindre"
La
A Me. DE BRINON. a8i
Le roi m'ordonna de remercier Me. de Maubuisson , aussi- tôt que je lui eus tait ses compliments ; mais je n'ai pas le temps de faire ce que je dois. M. le duc du Maine est un guerrier très-étourdi , irrégulier et distrait ; à cela près , il a quelque mérite. Adieu , madame»
LETTRE XXXII
A Versailles , ce aj Août i^3.
Rien ne doit mieux vous persuader que je n'ai pas un moment à moi , que de voir que je suis six mois sans vous écrire. Je vous mets à part <:omme les personnes dont on se croit assuré. J'attends ïe temps , et ce temps ne se trouve point , parce que je n'en ai plus pour mon plaisir» Il s'est passé bien des choses où j'aurois voulu répondre , sur-tout à l'égard de la D. de Brunswick , dont je sais que les intérêts vous touchent fort , et pour laquelle je n'ai pas changé de semiments. On ne peut être plus touchée que je le fus de ce qui se passa dans ma chambre , où je ne lui avois proposé de venir > que pour la mettre vis-à-vis du roi. Depuis y son affaire s'est jointe à celle de Me. Tome II. (8) N
a8i Let. deMs. de Maintenon
d'Hanovre ; et , devenant affaire d'état ; je n'ai plus eu de moyens de parler : vous me connoissez, vous savez si j'aime à faire du mal : je ne sais qu'aller droit ; peu de gens sont dtMïîême en ce pays-ci , et sont incapables de croire que je sois où je suis, sans y être parvenue par une profonde habileté. Je suis accablée d'affaires pour Saint- Cyr : on y va faire les vœux solennels ; aussi m'y donné-je toute entière : et je ne suis plus à Versailles que pour les heures où le roi est dans ma chambre. Je languis de la continuation de la guerre , et je donnerois tout pour la paix. Le roi la fera dès qu'il le pourra , et la veut aussi véritablement que moi : mais il fera en attendant une grande guerre , et ses ennemis verront combien on les abuse, quand on leur dit que nous ne pourrons la soutenir long-temps. Dieu sera pour lui contre tous : il est pieux , et les autres sacrifient la religion à leurs passions. Vous m'avez trompée sur Me. la duchesse du Maine dans l'article principal , qui est celui de la piété : elle n'a veine qui y tende ; elle veut faire en tout comme les autres. Je n'ose rien dire à une jeune princesse élevée par la vertu même; je ne voudrois point la faire dévote de profession ; mais j'avoue que je voudrois bien
A Me. D E B R I N O N. 1$}
Sa voir régulière et ag; éable à Dieu , au roi et à M. le duc du Maine , assez sensé pour vouloir sa femme plus sage que bien d'autres. Je îtri avois donné une dame d'honneur , qui est une sainte ; mais elle est peu autorisée , et ne fait que la suivre. Ce n'est qu'une enfant : elle auroit plus besoin d'une gouvernante que d'une dame d'honneur ; du reste , elle est telle que vous me l'avez dépeinte , jolie , aimable , gaie , spirituelle , et par-dessus tout cela , fort éprise de son mari , qui de son côté l'aime passionnément , et la gâtera plutôt que de la gronder. Si celle-là m'échappe encore , je renonce aux princesses , persuadée qu'il n'est pas possible que le roi en trouve une dans sa famille qui se tourne au bien. Me. la duchesse de Chartres est une paresseuse ; elle ne se sert pas de son esprit comme elle le pourroit ? mais sa conduite est bonne. Je veux le Lien par-tout , j'y contribuerai autant qu'il me sera possible. J'avoue que je voudrois aimer la duchesse du Maine par-dessus tout , étant ce qu'elle est à un homme qui est la tendresse de mon cœur. Je me laisse aller au plaisir de vous entretenir. Adieu , madame : priez pour moi „ faites prier vos saintes ; rendez-moi de bons offices auprès d'elles , afin qu'elles
m'en rendent auprès de Dieu , et croyez que je conserve pour vous tous Jes sentiments que vous m'avez vu: depuis une très-ancienne date.
LETTRE XXXIII
Ce 14 Octobre \6<)3.
PUisque vous voulez que je me serve d'une autre main que de la mienne , je vous écrirai un peu plus souvent. Ce n'est point par oubli que vous ne recevez pas de mes nouvelles , et je vous assure que l'inquiétude que vous me témoignâtes dans mon cabinet , ne vous a rendu qu'un bon office auprès de celui qui en est la cause. Toutes nos victoires me font d'autant plus de plaisir , qu'elles ne changent point le cœur du roi sur son amour pour la paix. 11 connoît la misère de ses peuples : rien ne lui est caché là-dessus ; on cherche tous les moyens de la soulager ; et il n'y a qu'à désirer que Dieu éclaire nos ennemis sur la folle assurance qu'ils ont d'abattre la France. On les battra par-tout : c'est un roi malheureux que le roi veut rétablir. Vous seriez bien contente si vous voyiez sa modération , et combien
A Me. DE BRI NON. a85
il est persuadé que les avantages qu'il remporte viennent de Dieu. Je prie Ma.
Trioche de redoubler ses instances pour la paix ; car je vous avoue que je n'aime nos avantages que dans cette vue-là, Je vous plains d'avoir perdu un aussi agréable commerce que celui de Me. la duchesse de Brunswick ; mais il faut vous consoler par l'espérance de l'établissement de mesdames ses filles. Je suis toujours très-contente de Me. la duchesse du Maine , et toute prête à vous montrer M. son mari , dès que je serai à Versailles, Adieu y ma très chère : je ne puis changer pour vous : vous m'offensez d'en douter ; et mes amis doivent m'excuser quand je ne leur donne pas un temps qui n'est plus à moi. Je parlai l'autre jour un qua"t d'heure à mon frère ; il y a plus de trois ans que cela ne m'étoit arrivé. Je vous conjure de faire prier vos bonnes amies pour ce qui se va faire à Saint-Cyr ; vous en connoissezla conséquence mieux que personne. Oserois-je assurer ici votre sainte prineesse de mes très -humbles respects ?
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LETTRE XXXIV
JE ne fuis douter , madame , que vous ne soyezvive sur cequiregardeMe.de Maubuisson , et votre lettre en est une bonne preuve : je ne l'aurois pas moins été , si j'étois la maîtresse d'aller aussi vite que je Paurois voulu. Je ne lui écrirai point , de peur de l'importuner : je vous prie de la remercier très-humblement de la lettre dont elle a voulu m/honorer. Elle est conçue en des termes qui feroient croire qu'elle a oublié son nom , s'il n'étoit au bas , ou qu'elle veut me faire oublier le mien ; mais , madame , cette humilité,cette poîitesse,qui accompagnent toutes ses autres vertus , augmentent le respect qu'on doit à sa personne. Je ne crois pas que Me. Fagon eût véru si longtemps si elle eût été dans le monde : il me semble qu'on y est accablé de chagrins et pour soi et pour ses amis. Adieu , madame ; le petit chevalier Daunay est sage jusqu'ici ; je le recommaade souvent au gouverneur. Le roi trouve très-bon que l'on imprime l'oraison funèbre de M.
l'Abbé du Jarry. Je vous accorde bien volontiers le sermon de Saint Louis pour
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l'année prochaine, si on n'est point engagé à Saint-Cyr ; car vous savez que je n'y ai encore jamais donné de prédicateur.
Monsieur m'a dit que vous êtes rajeunie de dix ans : il est charmé de votre logement. Adieu : je suis plus accablée que je ne l'ai jamais été , et je ne sais cnmment la tête ne me tourne pas. Priez Dieu pour moi , jamais créature n'a dû être si pénétrée de reconnoissance pour lui : il me semble que je l'aime de tout mon cœur. Voilà un reste de l'habitude que j'avois de vous parler confidemment;jele ferois encore si j'avois un moment à donner à mon plaisir.
LETTRE XXXV
IL faut , madame , s'attendre à toutes sortes d'injustices de la part du monde : il veut juger de tout , et juge toujours mal. M. Pellisson vivoit d'une manière exemplaire ; et parce qu'il ne s'est pas confessé , il étoit huguenot. On n'a ici nulle attention à la vie , et on compte pour tout de recevoir les sacrements à la mort. Le pauvre homme ne se croyoit pas si mal , et remit Mr. le curé au lendemain. Votre ami est jugé présentement par notre unique Juge , et je le crois fort
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heureux. Le roi se porte bien : il travaille beaucoup à ses affaires ; ainsi je me porte mieux que jamais ; je travaille de mon côté sans espérance de voir la fin de mon ouvrage. Dieu fera tout ce qu'il lui plaira. J'ai parlé à M. le Prince à Marîy ; je l'ai prévenu , je l'ai loué , je l'ai excité sur le mariage de Mlle, de Guedani (i) ; mais, madame , je n'ai pas lieu d'espérer que cette affaire réussisse. Mlle, de Radouay sera bien heureuse , si elle demeure aux Ursulinesde Pontoise.
LETTRÉ XXXVI
Le b Février,
YE reprends ma lettre pour vous dire J que je partage vos peines ; mais il y en a par-tout , et elles nous sont bonnes. J'ai parlé de mon mieux sur le mariage de Mlle, de Guedani ; et quoique je n'aie pu vous répondre , je n'ai pas oublié votre vivacité là-dessus. Ce n'est point un malheur que Mlle, de Garge
( i ) Fille naturelle du Prince de Condé : Guedani est l'anagramme d'Anguien.
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serve ; mais tomber en de mauvaises mains est un mal irréparable. Une des folies de notre siècle est cette fureur de s'élever au-dessus de son état. Vous me direz que j'en parle bien à mon aise ; mais Dieu sait si j'ai voulu m'élever ! Nous n'ignorons pas la misère des provinces , et nous voudrions la soulager ; mais on est pressé de tous côtés. Faites prier pour la paix ; après cela il n'y aura point de bien qu'on ne puisse espérer. Nous avons pensé perdre Me. de Montchevreuil ; elle est hors d'affaire ; elle se disposoit à la mort avec une paix et une joie admirables, La petite vérole est à Saint -Cyr , et toutes nos dames enfermées dans leur noviciat. Nanon ( 1 ) et moi gouvernons la maison. Bon soir , madame , on me fait finir plutôt que je ne voudrois > et c'est ce roi que vous aimez tant \ il vous fait souvent de ces malices-là*
(0 Mlle Balbien.
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LETTRE XXXVII
LEs affaires de Me. de Brunswick sont devenues affaires d'état , desquelles par conséquent nous ne devons plus nous mêler. Il faut qu'elles se traitent par les ministres , et que nous nous contentions de faire des vœux. Je m'y intéresse autant que j'ai jamais fait , et je suis bien fâchée de lui être inutile. Me. la Princesse est bien vive sur le mariage de Guedani , et j'espère en venir à bout. On ne peut assez admirer en toute occasion la vertu de cette princesse. Adieu , madame.
Je suis ici dans un grand repos : le roi s'y plaît tout-à-fait ; mais le temps est effroyable.
LETTRE XXXVIII
A Saint-Cyr , ce 9 Septembre,
VOtre bon esprit vous a bien fait voir que le voyage de Me. d'Hanovre en Allemagne ne devoit pas être fort agréable au roi , et qu'il ne seroit pas juste que ses bienfaits allassent chez ses enne-
A Me. DE BRI NON. a$I
mis. Je ne saurois croire qu'il fût bien difficile de remettre les deux princesses sœurs en commerce ; mais il me semble qu'il n'est pas à propos d'en parler aujourd'hui. M. le Prince est à Chantilly ; nous allons à Fontainebleau ; elles ne s'y verroient pas présentement , et c'est une affaire à traiter à notre retour. Il n'est pas besoin que je vous dise ce que je pense là-dessus , non plus qu'en toute autre chose ; vous me connoissez mieux que je ne me conaois moi-même. Je suis très-contente de Me. la duchesse du Maine ; et si elle exécute ce qu'elle se propose , elle vaudra mieux dans sa petite personne que toutes les autres ensemble. Vous savez que ce n'est pas leurs soins > leurs déférences, leurs ménagements, que je demande ; c'est le bien uniquement que je cherche. Je voudrois qu'elle fût agréable a Dieu , au Roi , à son mari , aux honnêtes gens : et tout cela ne se fait pas sans le vouloir et sans se contraindre. Adieu % madame.
LETTRE XXXIX
LEs affaires deMr. de Cambray m'aftligent toujours; mais elles ne rn'inquiettent plus; et j'attends dans une grande paix la décision du Saint-Siège. M. l'évêque de M eaux a montré par sa Résolution du Q uiétisme , la liaison qui est entre Mr. de Cambray et Me, Guyon , et que cette liaison est fondée sur la conformité de la doctrine. On voit aisément le danger d'une erreur soutenue par un homme d'une telle vertu , d'un tel esprit , et dans un tel poste. Nous l'avons caché , tant que nous avons espéré d'y remédier : nous l'avons découvert, quand nous avons cru le devoir à l'église ; voilà ce quidépendoit de nous : c'est à Dieu à pourvoir au reste. Cette affaire , ma toute chère , ne me fait point oublier la misère dont le peuple est menacé : et plût à Dieu pouvoir la soulager autant que j'en suis occupée ! On prétend qu'on faillit tout gâter en 1694 Par l'ordre qu'on voulut mettre au bled, et qu'il ne faut jamais s'en mêler : on se plaint de ce que des usuriers en amassent ; mais ce sont des avis généraux , et par là inutiles : si l'on
A M5. D E B III N O tf. 2.93
savoit qu'un tel a un grenier rempli , on iroit bien vite l'ouvrir ; et cet exemple feroit du bien à tout le monde. Le malheur est que tous les pays étrangers sont aussi mal que nous , et qu'ainsi on n'en peut espérer de secours. Dieu est en coiere : il fau droit l'appaiser : et nous ne faisons que l'ofFenser. je suis crès-édifiée de la conduite de Me. de Cayîus : Si elle persévère , je ne doute pas qu'elle ne soit plus agréable à Dieu , que d'autres âmes plus pures et moins ferventes. Adieu , madame , il y a long-temps que je désirois ce moment - ci , pour vous -assurer que je ne change point pour vous , et que je vous estimerai et aimerai jusqu'à la mort. Tout va bien à Saint-Cyr ; et nos filles croissent tous les jours en piété et en capacité.
LETTRE XL
C'est avec plaisir , madame, que je vous assure de la joie que j'ai eue , quand j'ai su que vous étiez hors de danger. Tout Saint-Cyr a fait son devoir en cette occasion , soit pour demander votre vie , soit pour remercier quand on l'a sue en sûreté. Le roi se porte très-
£94 Let. de Me. de Maintenon, etc.
bien , et je ne me porte pas trop mai. Notre prince de Dombes vient bien , et Me. sa mère s'est tirée avec vigueur de cette grande affaire. Il est vrai que je n'aurois pas cru que cette grande princesse d'Hanovre fît tant de bruit ; mais j'ai été fort aise de son établissement ; car je conserve beaucoup de zèle et de respect pour Me. sa mère. J'espère beaucoup sur le mariage de Mlle, de Châteaubriant; elle a inspiré une grande passion à un homme que j'ai vu naître , et qui n'en est pas plus jeune. Je suis très vieille, mais très contente , et cela n'est point commun. Adieu , madame , réjouissezvous. Ne vous laissez pas gagner par les vapeurs , et croyez-moi à vous pour toujours.
Fin du Tome second.
ce