‹ Lettres de madame RolandChapitre 2 sur 42 · PARIS IMPRIMERIE NATIONALE · texte numérisé non relu

PARIS IMPRIMERIE NATIONALE

MDCCCC

INTRODUCTION

Un arrêta* fie M. le Minisire de riostrucliori publique, ilu 1 I mars 1898, nous a charge de publier, dans la Collectimi des AùcudnenU médils relatifs à tlmlotre dv France^ Ick Leilrps di* Madame Roland.

Nous rassemblons donc ici toutes les lettres actuellement connues qu'a écrites Madame Roland depuis son mariage (k février 1780). Les lettres antérieures sont plutôt la correspondance de Jeanne-Marie Phlipon et ont moins dlnterêt pour rhistoire. On les trouvera d'ailleurs dans deux recueils existant en librairie *'L Notre coileclion ainsi limitée comprend 563 lettres, dont 3â3 enlièremenl inédites; 36 autres le sont à moitié; âo4 seulement étaient imprimées telles que nous les reproduisons. Nous avions pensé d'abord à ne donner m extemo que les 39 3 lettres tout à fait inédites, en ne réservant aux autres, dans Tordre de la correspondance, qu'une place plus restreinte (provenance, date, lieu de départ, destinataire, objet sommaire, rétablissement des passages omis). Mais nous avons dû considérer que les recueils qui four- Dissentleplus grand nombrede ces lettres imprimées^^^ ne sontplus depuis longtemps dans le commerce, et que les lettres dispei-sées

•** Lttires aux demoiselks Cannet, ëd.

iSAi: éd. Uaubaa, 1867* — Le je de Madame Bokttd, Irob années de rorrcspondane^ amoureuse (1777-1 780), <^i. JoÎQ-Lambert » 1896.

^*^ Lettres à Bosc, dans la h* partir d(* L'Appel à l'impartiale pmtérkè, 1795*

Mioprimëes par M. Dauban en 1867 h la suite des Lettres auj^ demomlle^ Cannet. — Lettres à Bancal des îssarts^ i835.

VI INTRODUCTION

sont encore moins accessibles. Dautre part, toutes ces lettres s'enchaînent si étroitement à nos lettres inédiles que c'eût été pour les travailleurs une gêne insupportable — alors même qu'ils auraient eu sous la main tous les textes imprimés — d'être obligés, presque à chaque page, de quitter notre recueil pour ces textes, et réciproquement. La suitç de la lecture exigeait donc que les lettres déjà connues fussent intercalées tout entières, à leur date, parmi les lettres inédites, sauf à les imprimer en plus petits caractères.

Dans l'examen des sources où nous avons puisé, — lettres déjà imprimées, — lettres semi-inédites, — lettres inédites, — nous commencerons par les premières.

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