‹ Lettres de madame Sévigne, avec les notes de tous le commentateursChapitre 41 sur 132 · DE M.iDAMK DK SÉ VIGNE A MÉNAGE · texte numérisé non relu

DE M.iDAMK DK SÉ VIGNE A MÉNAGE

iS juin HWS.

Votre souvenir m'a donné une joie sensible , et m’a réveillé tout l’agrément de notre ancienne amitié. Vos vers m’ont fait souvenir de ma jeunesse, et je. voudrais bien .savoir jwurcpioi le simvenir de la perte d’un bien aussi irréparable ne donne imint de tristesse. Au lieu du plaisir que j’ai senti, il me semble qu’on devrait pleurer; mais, sans examiner d'où peut venir ce sentiment, je veux m’atlacher à celui que. me donne la reconnaissance que j'ai de \ otre

LEXTBES

présent. Vous ne pouvez douter qu'il ne me soit agréable, puisque mon amour-propre y trouve si bien son compte, et que j’y suis célébrée par le plus bel esprit de mon temps. Il faudrait, pour l’honneur de vos vers, que j’eusse mieux mérité tout celui que vous me faites. Telle que j’ai été, et telle que je suis, je n’oublierai jamais votre véritable. et solide amitié, et je serai toute ma vie la plus reconnaissante, comme la plus ancienne de vos très humbles servantes.

La marquise de Sévignb.

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