‹ Lettres de madame Sévigne, avec les notes de tous le commentateursChapitre 52 sur 132 · L£TT££S · texte numérisé non relu

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Mais il n’est pas question de faire des eomparaisoixs, ii ne* s’agit d’autre chose que de vous assurer encore une fois ([ue ceux qui vous ont si soigneusement instruite de la souscription que j’ai de vous dans mon salon de Bussy, ont faussement menti, et que vous ne devez pas vous fier à ces gens-là.

J’ai encore un autre portrait de vous dans nia chambre’, sous lequel ceci est écrit :

Marie de Rahuiin, vive, agréable et sage, fille de Cehe- Bênigne de Rabutin et de Marie de Coulanges, et fenimc.de Henri de Sévigné.

Dans notre généalogie que j’ai fait mettre au bout de ma galerie de Bussy , voici ce qui est écrit pour vous :

Marie de Rabutin. une des plus jolies filles de France . épousa Henri de Sèvigné, gentilhomme de Bretagne, ce qui fut une bonne fortune pour lui,, à cause du bien et de la fortune de la demoiselle.

Il n’y a pas un endroit dans toutes ces souscriptions dont laf maison de Sévigné se pût plaindre; pour ce qui est de celui où je dis que vous avez été une bonne fortune pour monsieur votre mari , je ne sais pas s’il aurait eu la Sincérité d’en convenir ; mais je sais bien que vous l’auriez été d’un plus grand seigneur que lui et d’un homme de plus grand mérite ; j’ai cela tellement dans la tête, cpie rien ne me le saurait ôter.

Je croyais qu’après notre dernier combat je n’aurais jamais d’affaire avec vous , et particulièrement sur tes portraits; mais je vois, bien qu’il faut que vous ayez ma vie, ou que j’aie la vôtre.

ca. — nu CARDINAL DE RETZ A MADAME DE SÉVIGNE.

A Conimerci, 1«'*20 iléccnibro 1668.

SI les intérêts de madame de Meckelbourg ' et de M. h*

> Élisabolh-Aw!<^li(}uc rto Monlmorrncf, vwivo de Gaspard do Coll^iijr,

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])B MADAME DE SÉVIGM-:. 107

iiroréchal d’Albret vous sont indifférents , Madame, je solliciterai pour le cavalier, parceque je l’aime quatre fois plus que la dame ; si vous voulez que je sollicite pour la dame , je le ferai de très bon cœur, parceque je vous aime quatre millions de fois mieux que le cavalier ; si vous m’ordonnez la neutralité -, je la garderai : enfin , parlez , et vous serez ponctuellement obéie. Je ne suis point surpris des frayeure de ma nièce ; il y a longtemps que je me suis aperçu qu’elle dégénère ; mais, quelque grand que vous me dépeigniez son transissement sur le jour de la conclusion , je doute qu’il puisse être égal au mien sur les suites, depuis que j’ai vu, par une de vos lettres, que vous n’avez ni n’espérez guère d’éclaircissements, et que vous vous abandonnez , en quelque sorte , au destin , qui est souvent très ingrat, et reconnaît assez mal la confiance que l’on a placée en lui. Je me trouve en vérité, sans comparaison, plus sensible à ce qui vous regarde , vous et la petite , qu’à ce qui m’a jamais touché moi-même le plus sensiblement. Au reste , Madame , ne vo.us eu prenez ni au cardinal dataire , ni a moi, de ce que l’on n’a rien fait encore pour Corbinelli. Un homme de la daterie , en qui je me fiais , a pris mon nom pour obtenir mille grâces pour lui, et m’a trompé dans trois ou quatre chefs ; s’il en a usé pour G)rbinelli comme il a fait pour d’autres , je doute que le nom de Corbinelli ait été seulement prononcé depuis ma première lettre. Il n’y a pas quinze jours que ce même homme m’écrivit une longue histoire sur cette affaire, et sur quelques autres que je lui avais recommandées, et j’ai découvert deux faussetés dans les détails qu’il me fait ; ce n’est pas au sujet de Corbinelli, mais comme je vois qu’il ment sur le reste, je juge ([u’il a pu encore mentir à cet égard ; j’y remédierai par le premier ordinaire, et avec toute la force qu’il me sera pos-

iJuc (le Cliâtillon, et remiriéc en février 1664 à Oiristian-Louis, duc de , Merkelbniiri,’. Elle est eéUHirc par ses galanteries, qui occupent une large place dans les .4mourt dei Gaulet. ,

sible; vous ne pouvez vous imaginer le chagrin que ceja m’a donné.

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