‹ Lettres de madame Sévigne, avec les notes de tous le commentateursChapitre 63 sur 132 · DE MADAME DE SÉVIÜNE AU COMTE DE BUSSY · texte numérisé non relu

DE MADAME DE SÉVIÜNE AU COMTE DE BUSSY

\ Paris, ce 16 avril 1670.

Je i-eeois votre lettre, mon cousin; vous êtes toujours honnête et très aimable; je ne vais guère loin chercher dans mon cœur, pour y trouver de la douceur pour vous.

Enlii» n’abusez |Kis, Bussy, <lc mon secret ;

Au milieu «le Paris il m’écliappo.à rcL'ret,

Mais enliu il m’«;cha|>i)c, cl colle retenue Ne peut plus contenir la lellrc «pic j’ai lue.

Je vous remercie de m’avoir rouvert la porte de notre commerce qui était tout démanché. 11 nous arrive toujours des incidents, mais le fonds est bon; nous en rirons peutêtre quelque jour. Revenons à M. Krémiot, notre cousin ; n’est-il pas trop bon, ce président, d’avoir pensé en mourant à me donner son bien, lorsque j’y pensjiis le moins Je l’aimais fort, et j’y joins présentement une grande reconnaissance ; de sorte que ma douleur est véritable. (A*la est honteux, comme vous dites, que la présidente survive à un si «admirable mari. C’est tout ce, que je i)uis faire, moi <jui vous parle. Adieu, je vous souhaite une patience qui triornjihede vos malheurs. Vous ne voulez pas que je vous parle de ma fille, et moi j’en \eux parler. Elle est grosse, et dci.neure ici pour y faire ses couches; son mari est en Provence, c'est-à-dire, il s’y en va dans trois jours.

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