Fortis est ut mors dileclio. Caîit, VIII, ê
no BOE LA TO^SE
quelques moTnsns du vûlre. La cruelle destînés qui m pourâuît àH mii naissance, cette ilestinéô affreuse qui mi 6\é jusqu'à Tamour do ma mère, qui m'a envié celte âoe» eeur dus mca pruni lires anni^o^, me ravît encore la mnm- ]ation deâ dernM>res.O uatureï ô destinée! je me soumelsài ce failli artâl de mon tort, comme une itinocenle et ma!lieareuse TÎctîmej je vois, avec Horace, la fa! alité eoroticef ms dom à€ fm'^ sur ma tâte iaforlunée : je me plonge, lôli taîas^.^e, dans le maltieur qui ra'envîrorine de louteâ pari*, et qui semble prêt àm*engîoulir. Non-scolementje n'e^pêrt pitis le bouheurj je ne songe pas môme à le cherehef r J3 m'en fêroia un reproche cl presque un crime. Non, nm^ non, ma chère Julie, je ne \eut, apjès vous, Otre aimé cîe personne; Je me m^prîseroîs d'en aîmer une aufre qtiti vous i je n'ai plus l»esûiri d'aucun être \ivanl; mon affile* lion profou'ie suffit a mon âme pour l^i pén^-trer et la remplir, et, dans mon malheur, je rends tmtNjre quelques gràcrs h la nalure, qui, en nous condamnanl à vivre, nous a laissé deux précieuses ressources^ la mort pour finiriez maux qui nous déchirenl, et îa mûlancolie pour nous faîr^ supporter la vie dans les maux qui nous flélrisseiit. Douce et chère mélancoOel vous^ serez donc aujourd'hui mon seul bieUj ma seule consolation, ma seule compague! Vous me fereisenlir bien douloureusement, mais bien vive ment j ma cruelle esîslence; tous me ferez presque chérir mon malbeui ! Ahï celui qui a dit que le malheur étoit k grand maître de rhùmmCj a dit bien plus vrai qu'il n'a cru : il n'a vu dans le malheur qu'tin maître de sagesse et de tond ui te; iî n*y a pas vu tout ce qu*iî esl, un plus grand maSIre de rc flexions et de pensées. Oh l combien une douleur pro- Tonde etpéinMrante éleud et agrandit î':lrael combien elle fiât UEVÎtre d'idées et d'impressions qu'on n'auroit jamais eues san,T elle, uiais donl, à îa vérité, ou se seroit bien passé pour son bonheur! combleu elle fmbellitles objels du scntîmenl et anéantît lous les autres I Toute la uature va se couvrir d'un crdpc funèbre; mais elle ne me manquera pas, cille ne sera plus rien pour moi. Ea rentrant tous les jours dans ma triste et sombre reirai le, si propre à Fétat de mon