Infemo, chant III, veri
Lasclate ogal sparanza vol ebt 'otrati*
t. La Rois, 81,7.
8. Brutus CD mourant prononça cet vert d'une tragédie grecque aujour4*hDi perdue :
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m.* laiïso tout entier à ma trisle?se; et la nal p >ur moi, ne m'oflrc plu:? ni un objet d'intérât, ol)jet d'occupiilion. En vain je rassemble ou cher quelques amis; en vain je prends le plus je puis à leur conversation ; en vain je lâche de : que tout ce qui se ptisse autour de moi me mâns m'occupe; en vain je tAche de le faire I.arl apparente que j'y prends; ces amis, qui ne tuperticie de mon ûme, me croient quelquefoi [.eut-tîlre console. Mais quand je ne les ai pi moi, quand, après les avoir quitlts, je me Irou l'univers, privé pour jamais d'un premier obj iiieiil et de préférence, alors cette ûme aSah «louloiireusemt'nt sur elle-même, et ne voit d». sltI qui l'environne et le dessèchement qui suis comme les aveugle?, profondément tristi sont seuls avec eux-mêmes, mais que la socié parce que le moment où ils se trouvent ave hommes, est le seul moment supportable dont J'ai beau lire les philosophes, et chercher à par celle froide et muette conversation, j'épro me l'écrit un grand roi, que les maladies de point d'autres remèdes que des palliatifs, et je F'-péler tristement ce que disent ces philosoj
philosophie, ma chère Julie, par les ressources môme qu'elle nous offre, nous fait souvenir cruellement de ce qui nous manque; et par l'effort môme qu'elle fait pour nous consoler, nous avertit combien nous sommes malheureux. Elle s'est donné bien delà peine pour faire des traités de la vieillesse et deTamilié, parce que la nature fait toute seule les traités de la jeunesse et de Tamour. Les maximes des sages, leurs consolations et leurs livres, me rappellent à tout moment le mot du solitaire, qui disoit aux personnes dont il recevoit quelquefois la visite : Vous voyez un homme presque aussi heureux que s'il était mort. Je suis comme cette femme qui vouloil, en dépit d'elle-même, devenir dévote, ne pouvant plus être autre chose, et qui lâchoil en vain d'y * parvenir : Ifs me font lire y disoil-elle, des livres de dévotion ; je m'en excède y je m'en bourre, et tout me reste sur l estomac. Voilà où j'en suis réduit, ma chère Julie; les lettres que je reçois d'un grand roi S le baume qu'il* veut bien essayer de mettre sur mes plaies; sa philosophie pleine de bonlé, de sentiment et d'intérêt, tout cela, comme il l'avoue luimôme, est bien foible pour me guérir. Je me dis sans cesse. en lisant ces lettres et après les avoir lues : Ce grand prince a raison, et je continue à m'affliger. Ma vanité n'est plus flattée, comme elle l'a été tant de fois, de l'amitié du plus grand monarque du siècle; cette amitié ne me touchoit, ma chère Julie, que par l'inlérôt que vous y preniez; l'espèce d'éclat qu'elle répandoit sur moi, m'étoit cher par le sentiment qui vous la faisoit partager; et j'éprouve, en gémissant, que ce vers tant répété n'est pas toujours vrai :
A.Ttnt l'amour, l'amour-propre étoit né.
El VOUS, ma chère madame GeofTrin, digne, et respectable amie, qui êtes à présent étendue sur ce lit de mort», dont peut-être vous ne sortirez jamais; vous que toutes les âmes honnêtes pleureront, que tous les malheureux regretteront, vous qui me manquerez encore plus qu'à eux; combien de fois ai-je désiré, depuis huit jours, dans l'état -d'affoiblissementoù je vous voyois, d'être dans ce lit au lieu de vous, moi qui, en mourant» ne peux plus manquer à per-
1. Voir plus loin ces lettres, p. 384 et 387. I. Elle veDait d'être frappée de paraljsie*