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BCTR LA UORT
^ sonni%moi qui serai oublié au moment où J'aumj dl^parf)]
r^liii*, en fîoiihaifant d'Ôti*o à totrfj p^âCê, je^f^^?-^'- -
U(ïu^ aîmois frup pour voue éouhaiter d'être
^llvlail il faut <lanc que je vous perde encore je rn
^îus ta vos consolaiions, ni vos bontés, nî vos conseilsl j
fllb nmi\ cruelle poor vous que pour moi *, et
u &a dévotion pnliiique la douceur que vous av - ifi*
ttir dans vo.^ derniers moinctis, ïu'éioigtie ' : -
leur où vous m'aurieï vu tous le^ juH?« v u,
|-ûver les \tiire5» Tuul ce qui fait le bon me
ftnnuquor à lu fois, 1 amour, ramllié. ,i uc
mu restera que la vie pour me dé&o]*^r. Puisic-UêUcéifr.
lerrainée bienlôt^ et la mort me rejcifidre à tout ce que
j'ai pcrdul
LETTRE DU ROI DE PRUSS12 A D'ALKMStlUT 8UR Ul mort DB m"» de lESPl^Al^SE.
roitdftfrt, 9 juillet i
le compatis au malheur qui vous est arrivé de une personne & laquelle vous éliez allacbé. Les pf cœur sont les plus sensibles de toutes; et nnalgrô b maximes des pbiloî'Ophes, il n'y a que le temps qui II. ^.. rjfse. L'homme est un animal plus sensible qne raisûanaUe. Je n'ai que trop éprouve, pour mon naalheur» ca qu'on soLiiïre de telles pertes. Le meilleur remède ejil de £c faire violence pour se distraire d'une idée doulourctisa qui 5*enracine trop dans Tâme; il faut choisir quoique occupation géométrique qui demande beaucoup d'application, pour écarter, autant que Ton peut, des idées funesies qui se renouvellent sans cesse, et qu'il faut éloigner le ploi que possible (sic). Je vous proposerois de meilleurs remède si j'en connoissoîs. Cicéron, pour se consoler de la mort de sa chère Tullie, se jela dans la coroposilioUj et fit plusieurs IriTÎiésdont quelques-uns nous sont parveuus. Notre raison Cbl trop foible pour vaincre la douleur d'une blessure nioiv telle; il faut donner quelque chose à la nature, et se dire surtout qu*à votre flge, comme au mien, on doit se consuler
i . La in&rquUe de U Fer(é-tm1}auU, qui 41ofptit du Ut dt mofé •^ ^ ^^^ d'Akoibert cl la autrei eueyclopâdiilei*
DE MADEMaiSSLLB BE tE^riNASSK. ZSh
plus lût, parLC que nous ue Inrderonâ giit rcs de nous rejoindre aux objets de nos régie ta. J'a^^cè^^lL» avec [iluiiit Tcspérancu que vous me donnez de venir passer quelques mois de rimuéc protliaine chez moi. Si je le pais, j'elTaccrai de voire esprit les îdi'es tristrs et méiancoliqnc5 qu'un i5vénement fimesle y a fail naîlre. Nous philosopheront ensemble sur le ndanl de la vie, sur îa folie des hotnîncS| sur U vanité du stoïcisme et de tout notre ûlre. Voilà des matière» intarissables, el de quoi composer plusieurs in- Iblio» Faites, je vous prîe, cependatilj tous les efforls dont vous serez capahlo, pour qu'un excès de douleur n*allère point Totre santé; Je m*j ialéresse trop |^ûi T le supporter avec îndiS*éreuc6.
P^ALBMB&RT AU SOI D& PBtfÂâB
Mon âme et ma plume o*od( point d'expression pour Id* muigucr à \olrc majesté la tendre et profonde reconnoîsséance dont ni*a pénétré îa leltre qu'elle a daigné m'ccrire; leUre si pleine do vérité et d'intérêt, de sentiment et de râson tout ensemble, enfin» sire, perniel lez-moi cette exp;cssion, si remplie mCme d'amilié ; car pourquoi n'oserois-js employer avec un grand roi letiiol qui rend ce grand roi si cher à mon cœur? Je n'aurois pas tardé un moment à répondre à celle nouvelle marque, si louchante pour moi» dL's honlés dont Votre Majesté m'honore, et à lui réitérer plus vivement que jamais Texpression des senlimens que je lui dois à tant de litres, ai celte expression n'avoit dû entiatner malgré moi un nouvel épaacheraenl de douleur, que Voire Mnjeslé sans doute eul bien voulu pardonner rt ma situation y mais qui peul-êlre auroit troublé un momeni par une im;ige affligeante la satisfaction si douce et si |uste dont Votre Majesté vîenl de jouir. Toutes les nouvelUs publiques ont annoncé le voyage du Grand Duc de Russie* à Berlin, et ^'uaîoo que va contracter avec
I . Le çTotiâ'Aiic Paul, né en 1754, filt de C&lkciine U et de Pierre in, qui Ipoosn. f>a 1776, mie iiritice^se rie Wurtemberg^, aïect du FtéU^nc U, miaula l^irlfUAae en 1796 el foomulen 180 U
aï
ni -- tîîa lia HomT
voDt €• Jenii<& i^nYiCe, dîgtie« à cb qu^on aséyre, à vous par wek rares qualités. J'ai att&ada le UiGQjenl de son départ, poàr ^épaudre enci}re une fois mon âm^ dans ceil^} de Votre MaJe^itS ^i pour lui n^ndie surLouL les plus seudbles actibnt de gi^ce de cette kilre qui est d pea celle d'uu roi| et qui n*en est pour moi que plus précieuse el plus cliôre. Voire iîajeïâti!* n'a j^as begoîn de dire qu'elle na giiÉ- Irop Iproiioé, pour s^n îîit*i/teur, ce qu*on souffre eu perdani cg qu'omaimoit. On volt bieo* Sire, qae vou:* avez t^prouvé ce cruel Aalhear^ à la mamère si semlble et si vraie donl vom fmfez parler à ua cœur fifiligé, et lui dire ce quî convient le Hlieui à sa déplorable situatioD* Taus oies amis cherchent comme vous à me consoler, tous me dise ni, cooime vous, qu'il faut clierclier à me diâlrairei mds aucun ne sait ïijoyter, comme TOUS, ces mois si dignes d\m ami et d*uiî sage, que notre rmon eH trop faible pour vaincre ta douleur d'um hkssure mûrtelie, qu'il faut donna' qmlqu^ chose à ia nalur&y «I se M^surtoiiî qu'à tâgeoU nom sommes î'wi et Vautre, mus ne tardenms pueras à nous rejoindri; auat objds de nos reflfrtto. Hélas 1 Sircj c'est aussi le Eeul espoir quî me console, ou plul6t qui me fera supporter le peu dejourt qui me reslenl à vivre. Je ne désire plus de îeis voir prolongés, que pour me mettre aui pieds de Voire Majesté, et il friudiM que ma santé soil bian mauvaise au printimpa prochainj m je lie vais pas avec le plus grand empressement m'acquilter d'un devoir si précieux et si sacré pour moî. J'écrivois il y a quelques années à Votre Majestéj dans un moment où ma l'rôle machine dépériasoit de joue en jour, que je ue désirois plus rien qu'un" n^^rr? sur ma tombe avec ces mots ; Le grand FiéJéric i honora ae ses bontés et de ses bienfaits. Celte piirre et ces mois sont aujourd'hui, Sire, bien plus qu'au- Iri'fois le seul désir qui me reste; la vie, la gloire, Tétude même, tout est devenu insipide pour moi ; je ne sens que la ïolitude de mon âme, et le vide irréparable que mon malheur y a laissé. Ma tôte, fatiguée et presque épuisée par quarante ans de méditations profondes, est aujourd'hui pri- \ée de celte ressource qui a si souvent adouci mes peines. l^le me laisse tout entier à ma mélancolie; et la nature, ant'antie pour moi, ne m'offre plus ni un objet d'atlacbemcnt, ni un objet mOme d'occupation. Mais, Sire, pourquoi vous entretenir si longtemps de mes maux, lorsque vous avez à soulager ceux de tant d'autres?...
LR EOI DE PRUSSE A D'ALEMBERT.
Postdam, 7 septembre t77ê.
Votre lettre, mon cher d'AIembert, m*a été rendue à mon retour de Silésie. Je vois que votre cœur tendre est toujours sensible, et je ne vous condamne pas. î.cs forces de nos ûmes ont des bornes, il ne faut rien exiger eu delà de ce qui est possible. Si l'on vouloit qu'un homne très -fort et robuste renversât le Louvre en appuyai.t fortement ses épaules, il n'en viendroit pas à bout; mais si on le chargeoit de soulever un poids de cent livres, il pourroit y réussir. Il en est de même de la raison : elle peut vaincre des obstacles proportionnés à ses forces, mais il en est de tels qui l'obligent de céder. La nature a voulu que nous fussions sensibles, et la philosophie ne nous fera jamais parvenir à l'impossibilité (sic) : et supposé que cela pût Cire, cela seroit nuisible à la société; on n'auroil plus de compassion pour le malheur des autres, l'espèce humaine deviendroit dure el impitoyable. Notre raison doit nous servir à modérer tout ce qu'il y a d'excessif en nous, mais non pas à détruire l'homme dans l'homme. Regrettez donc votre perte, mon cher; j'ajoute môme que celles de l'amitié sont irréparables ; et que quiconque est capable d'apprécier les choses vous doit juger digne d'avoir de vrais amis, parce que vous savez aimer. Mais comme il est au-dessus des forces de l'homme, et même des dieux de changer le pa?sé, vous devez songer à vous conserver pour les amis qui vous pestent, afin de ne leur point causer le chagrin mortel que vous venez de sentir. J'ai eu des amis et des amies : j'en ai perdu cinq ou six, et j'ai pensé en mourir de douleur. Par un efFet du hasard, j'ai fait ces pertes pendant les différentes guerres où je me suis trouvé, et obligé de faire continuellement des dispositions différentes. Ces distractions inévitables m'ont peut-être empêché de succomber à ma douleur. Je voudrois fort qu'on vous proposilt quelque problème bien difficile à résoudre, afin que cette application vous forçât à penser à autre chose- Il n'y a, en vérité, de remède que celui-là et le temps. Nous sommes comme les rivières qui conservent leur nom, mais dont les eaux changent toujours. Quand une partie des molécules qui noua qxnI^^^sst
pofté est remplacée par d'autres, îe souvenir des objets qu ,noufi ont rail du ^hhlr ou de la douleur s'affoiblit, parce^ que réellement nous m sommes plus les ménies, el que le temps Qous renouvelle sans cesse. C'est une rassûurce pour les mulbeureiu, cl dont quiconque pense doil fiiire usagée Je m'étulâ réjoui pour moi-même de l'espéra o ce que tous me donniez de vous voir, à présent je m'en réjouis encore pour vous; vous verrei d'autre» objots et d'aulres person* nés. Je vous avertis que je rerai ce qui dt^peodra de mofi pour écarter de votre i^ouvenir tout ce qui 'pourroït you#I rappeler des objetà tristes el fâcheuXj et je ressentirai au-f tant de joie de vous iranquîlUser, que si j'avoia gagné uimi balaille* Non pas que je me croie un grand philoiophêi] mais parce que j'ai une malheureuse expt?rience de la sî* tualion où vous tous trouvDz, et que je me crois par là plut propre qu'un autre à vous iranquilHser* Venea donc^ moûi cber d'Alembert; soyez si\r dVire bien reçu, et de trouver,] non pas des remMes parfaits k vos mauîc, mais des lénitili 1 et tics calmant.
d'aLEMBERT AO 101 DE PRtJSSE-
Parîfi 7oÊtoUT8 4T7f*
Sire, des mauK de tête vîolens et conlinuelsj qui durant près de trois semaines m'ont empêché d'écrire el de penser, et qui sont la triste suite de ma disposition morale, m'ont paru d'autant plus cruels, qu'ils ne m'ont pas permis de répondre sur-le-cbarap à l'admirable le tire que Votre MajcstL' a bien voulu m'écrire encore sur mon malheur. Quelle îetirej Sire! et combien peu, je ne dis pas de roîs, car Ils ne connoïssent guère ce langage, maïs d'amis, savent aussi bien parler que vous à une âme oppressée et souffrante I Je lis et je relis tous les jours cette lettre si
I . Singulière théorie, pour ne pas dire étrange receUe, et qui fait comprendre cette critique de madame du DefTand : a Tout le monde admire lei lettres du roi de Prusse à d'Alembert : on ne cesse de vanter sa sensibilité j je suis peut-être la seule à n'en être point touchée, à m'en moquer et à trouver qu'il n'est qu'un rhéteur, et même un fat dans ses prétentions de bel esprit et d'homme sensible, a [Corresp. de mada'^e du Deffand, 18 décembre 1776} édition Lesciire, t. II, p. 582.)
CB MAB^MÛlSEtr.E DS LESHNÂSSE.
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hîen Laite pour ûdoudr mes maux; j6 la Ils h (ous met amÎ9, qcî en sont comme moî pénétrés de reconaoîssance pour Votre Majcsié ; je me dis sans cesse en la lisant et aprri ravoir lue : Ce grand prince a raison, et je contlntie pourtant à m*afnfgcr. Votre Majesté n^en sera point surprise, et ne di^sespérera pourtant pus de ma gui5rîson, malgré le peu d'espéraace que j'y vois encore moî-mCme* Dec objets d*étude proronde seroienlle sf ul moyen de l'accélérer, et Votre Mfjjcsté me propose avec autant de raison que de bonté re puisant remùde ; mais ma pauvre fête n'est i»lu? cap;il:>ie d'en faire usage. C'est donc du temps seul que le dois attendre quelque soulagemetU âmes peines; et je crains bien que cù temps cruel ue me dévore au lieu de me guérir. La comparaison que Votre Majesté fait de notre malheureux individu avec les rivières qui changent sa ni ces^e en conservaut leur nom, est aussi ingéuîousc que phiiOsoplilque, et explique avec autant de raison que d'es[*rit pourquoi !e temps tînit par nous consoler; mais ju?qu'ii présent, Sire, ma triste rivière ne sent que la peine découler, et ne voit point encore Tespoir d'avoir enfin un cours plue heureux et pluspaùible. Si j'avois vingt-cinq ans da moins, j'aurois peut-être le bonheur de former quelque autre allachemeui qui me feroit supporter la vie; maïs, Sire, j*aî près de soixante ans, et h cet Age on ne relrouve plus d'amis pour remplacer ceux qu'on a eu le malheur de perdre* Je réprouve en ce moment de la manière la plus affligeante par une perte nouvelle dont je suis encore menacé,.. Une femme respectable, pleine d^csprît et de vertu,. .| madame GeolTrin , qui depuis trente ans avoil pour moi Tamitié la ptua tendre, qui tout récemment encore m*avoit procuré dans mon malheur toutes les consolations et les distractions que cette amitié lui avoil fail imaginer, est frappf^e depuis plus d'un mois d'une paralysie,..*. Je perds ainsi dansTcspace de quelques mois les deux personnes que j'aimois le plus, el dont j'étoià le plus aimé, VoilA, Sire, la malheureuse situalion où je m»^ irouve, le cœur aiï'iîsâé et flétri, et oe sachant que faire de mon Inia et de moîi temps '•
«UE LA MûET
dUlpjidebt â voLf Àim <•
I4î«ïnl77fl«
le ne vous ai^^olnt apprîi mon malheor^ mon cheri très-digne mattro, d'abord parée que je n'a?ois pas la fa " d'écrire, et ensuite parce que je u'ai pas doolé que : amis communs ne wm en ia&iruî&baent. Je ne m'apercôvii du secours de la,philosopbîe que Joiêqu'elle aura pu réus à me rendre le Sfomoadl el rappt!Lit que j'ai perdus, lia i «t mon âme sont dans le vide, et Tiibliim de douleur oùj suis ma parott sans fond. J'essaie de me secouer et de j distraire, mais Jusqu'à présent sans succès. Je n'ai pu m'o cuper, depuis nn mois que j'ai essuyé cel affreux mailienj qu'à un éloge que j*ai îu à la réception de La Hnrpe, dans lequel ily ovoit piuiîeurs choses relalîves à ma ^Uu^ tion, que le public a bien voulu scrUîr et partager •* succès n'a fait qu'augmenter mon arilkliou, puisqu'il se ignoré pour Jamais de la malheuropsa amie qu'il auro intéressée. •
Adieu, mon cher niatira; quand ma pauvre dme i
personnes qui m'éloient lei plnâ chcri^i et j'élck atSÊi beiireax pour qoe i deux personnes s'aimeL^scnt tend refînant» E1LE^5 ÉtoïËal digue» Tune de rairtî et bien dignes de s'aiciicr, qnoiquâ trcËrdiiïèroi^leJi p^E- Icat caractère ; f^r f âmes honuèles et bieufLiisnjilcs fjjit» eafnmc ti's pwirci d'dni^ut* si je puis ei ployer cette expression, uapâh ami, par ùù elles ÈûllireûL et l'uaiâseui jToflo^ ment l'une à l'autre : que me reste-t-il dans la solitude où mon Ame te trouve, que de penser à elles et à pleurer? La nature qui nous a fait naître pour U douleur et pour les larmes nous a fait, dans notre malheur, deux tristes présens, dont la plupart des hommes ne se doutent guère : la mort, pour Yoir finir les maux qui nous tourmentent, et la mélancolie, pour nous aider à supporter la vie dans les maux qui nous flétrissent. Le cœur encore tout plein de la première perte que je venois de faire, j'allois voir tous les jours madame Gcoffrin, et m 'affliger auprès d*elle et avec elle ; son amitié m'écouloit et me tonlageoit : ce bien qui m'étoit si nécessaire et si cher m'a été enlevé peu de temps après ; et au milieu de ces sociétés, qui ne sont que le remplissage de U vie/je ne puis plus parler à personne qui m'entende. Je passois toutes met soirées ehcz l'amie que j'avois perdue, et toutes mes matinées avec celle qid me restoit encore ; je ne l'ai plus, et il n'y a plus pour moi ni soir ni matia. • — La Uarpe, appréciant celle Lellre ded'Aleraberl, a dit : • Elle ne paraît digne de lui que dans un seul morceau ; » le morceau même que nous Yenoni de citer, dont il admire beaucoup le deraier trait. {Corrcsp, liitér,, 1804^ \«-8-, t. U, p. 189.)
1. Œuires complètes de d'Alembert; Paris, Belin, 1822, t. Y, p. tSS«