Aux ivdnes, etc., p. S7i
f. lettre du 3 mars 176«. Œuvreê de (fAlembert, 18i2, t. Y, p. 148.
^ucicmc rival heureux dans le cœur de mademoiselle Je iespinasse. Ce rival qui, vers 4758, avait été peut rire un M. Taaff, noble irlandais, dont parle madiimc du Dcffand, allait être bientôt ce marquis de Mora, dont h souvenir déchira son âme de remords et de regret'^, et plus tard ce comte de Giiiberl , qui par la passion qu'il lui inspira devait la rendre si faible et si malheureuse.
Quand mademoiselle de Lespînasse, cessant dNHve dans la dépendance, dans l'ombre de madauK; (l;i Dcffand, avait ouvert ce salon rival de la rue de I5(ùl;»-Cha ^so qui allait bientôt devenir l'un des plus célèbres de Paris elle avait trente-deux ans, peu ou point de beaiilé, mais une physionomie d'une étonnante mobilité, sur laquelle se lisaient et qu'embellissaient, en ranimant, tunîes les émotions de son âme, et, par-dessus tout, une s'.î;: lainoté d'impressions, une vivacité et un agrément d'e. |,ril qui créaient autour d'elle une sorte d'atmosphère d'eiiihousiasmeetde sympathie. Tels sont les traits principaux du portrait qu'ont laissa d'elle ses contemporains. De sa figure, ils n'ont fait qu'une esquisse, mais olh» sulïit pour nous la représenter très au vif. La Harpe p;irl:' d'elle comme d'une personne «bien faite, d'une figure ;!|Tréal)le avant que la petite vérole l'eût g<1lée'. » — <« Kli/i, dit M. de Guibert, n'était rien moins que belle, el se^ iraiU avaient encore été défigurés par la petiîe vérole; mais sa laideur n'avait rien de repoussant au premier <'(»n;) irceil; au second, ou s'y accoutumait, et dès qu'eiie p.rr'ail, on i'av lit oubliée. Elle était grande et bien fail". Je iie l'ai fonnue qu'à l'âge de trente-huit ans, et sa taille était