‹ Lettres de Mlle de LespinasseChapitre 20 sur 128 · I. Moreliet, Mémoires, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Moreliet, Mémoires, t. I, p

S. Mémoires de Dachaumoiit, t. IX, p. liO. « Mademoiselle de Lespinasse, ajouteut-il8, était très-connue par l'asile qu'elle donnait à M. d'Aiembeirt, ptr sa passioa pour l'encyclopédie et les encyclopédistes, ainsi que pour lei économistes. Les coryphées de ces deux cabales la regrettent par cette laison: elle tenait un de ces i)urcaui de philosophie substitués aujourd'hui i ceus ds bel esprit. •

SUR MADEMOISELLB DE LESPINASSE. ZlXt

de fermer les portes da TAcadémie à tous ceux qui ne Tétaient pas. Dorai, dont elle n'aimait ni le style, ni peut-être la personne, et qui lui attribua les divers échecs qu'éprouva son ambition académique, se fit l'interprète de ces accusations dans deux comédies intitulées les Preneurs et Merlin Bel Esprit, Peu s'en fallut que l'on ne vît se renouveler le scandale de la fameuse comédie des Philosophes, et que, de son vivant, mademoiselle de Lespinassc ne fût jouée sur la scène par Dorai comme Rousseau l'avait été par Palissot. Sans justifier Dorât, dont la muse comique est d'ailleurs fort inoffensive, l'on ne saurait nier que mademoiselle de Lespinassc n'ait joué un très-grand rôle dans toutes ces luttes académiques, et que son dévouement aux idées de d'Alembert et des encyclopédistes ne l'ait entraînée souvent trop loin. Grimm, qui mentionne le reproche, en conteste la justesse sans en nier la cause.

Ses ennemis lui reprochaient fort ridiculement de s'être mêlée d'une infinité d'afi'aires qui n'étaient point de son ressort, et d'avoir favorisé, surtout par ses intrigues, ce despotisme philosopjiique que la cabale des dévots accuse U. d'Alembert d'exercer à l'Académie. I^ourquoi les femmes, qui décident de tout en France, ne décideraient-elles pas aussi des honneurs de la littérature?... M. Dorât, qui a cru avoir à s'en plaindre, s'est permis de s'en venger dans une pièce intitulée ks Preneurs, Cet ouvrage n'aurait pas fait moins de bruit que la comédie des Philosophes, mais il est resté jusqu'à présent dans le portefeuille de l'auteur^ Plusieurs personnes cependant en ont entendu la lecLurc, ut y ont trouvé plus d'invention et plus de gaieté que M. Dorât d'en a mis dans ses autres comédies. C'est un jeune homme que l'on veut initier dans les mystères de la philosophie moderne, et que Ton instruit en conséquence des moyens qui peuvent assurer le plus promptement une grande célébrité. M. d'Alembert et mademoiselle de Lespinassc y

1 • u n'y rcita pas toujours. Les Preneurs ou le Tartufe lilti-r(iir>?, coniédit M troil tctei et en vers, parut en 1777, et Merlin Bel ICftprit, cuiuctiie eo

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