‹ Lettres de Peiresc (volume 2)Chapitre 48 sur 75 · LETTRE DE CHRISTOPHE DUPUY À PEIRESC · texte numérisé non relu

LETTRE DE CHRISTOPHE DUPUY À PEIRESC

Monsieur,

Je receus la semaine passée par les mains de M"" le Cavalier del Pozzo une boëtte que m’a envoyé mon frere par vostre moyen. Je suis infiniment marry (|ue je vous sois icy inutile, et que mon séjour ne vous y donne autre matière

lion, son père, du i.S juin 1687, où il lui raconte sa marche victorieuse contre les cro- (fuants successivement chassés par lui de la Sauvelat, d’Eymet et de Bergerac. J’ai cité, à côté de cette lettre, une relation anonyme des prouesses du duc de la Valletle, datée de Bordeaux le 11 juin 1687 et conservée

dans le volume Ô78 de la collection Dupuy.

* La traduction est de Mathias Beinegger (i635).

^ C’est le recueil de Fr. de Bosquet : Innocenta III epislol. libri IV (i685, in-fol).

^ Bibliothèque nationale, fonds français, volume gSôô, fol. g'v. Autographe.

APPENDICE

([ue de peine. Aussitost que j’eus receu vostre penultieme, je me suis mis en devoir d’escrire à ce Religieux de nostre ordre pour tirer une aultre copie de l’inscription de Calabre, l’avertissant d’y observer toutes les ponctualitez marquées par la vostre. Ma lettre l’ayant trouvé parti de la Chartreuse de S‘ Estienne del Bosco, elle luy fust renvoyée en celle de Capri, d’où il m’a depuis escrit et envoyé cette autre copie, en laquelle il me mande avoir observé le |)lus soigneusement la maniéré de l’orthographe, telle que sa mémoire la luy a [)eu fournir. Si elle vous aura contenté plus que la première, j’en recevray beaucoup de consolation.

Mon frère de S‘ Sauveur a voulu, pour donner fin à toutes les poursuites qu’il fait en cette Cour pour le regard de son Prieuré, escrire encore une lettre à M'' le cardinal Barberin, que je luy presentay ; j’en receus en paroles toutes les courtoisies que vous ne vous imaginez que trop, mais la response à mon frère, quoy<jue trez officieuse, ne luy promet autre chose que ce qu’il a jusques à cette heure expérimenté, car elle est toute sur les termes generaux sans descendre à rien de plus spécial que par le passé.

Nous avons icy les livres de Segnor Agostlno Mascardi de l’Histoire imprimez de nouveau et le livre du père Athanase [Kircher], savoir son Prodromus Coplus sive Ægyptiacus in-A“. Je crois que desja MMe Cardinal en aura fait passer vers vous; sinon vous estes patron de celuy que j’ay, que je pense vous faire tenir par la première occasion, et le consigner à M*' le chevalier du Suy. Je salue Irez humblement M*” vostre frere à qui j’ay beaucoup d’obligation pour certaines [pièces ?] que j’ay receues de Paris, le tout par son moyen. Cependant je prieray Dieu qu’il vous tienne en sa saincte garde,

Monsieur,

vostre, etc.

De Home, ce 3 orlobre i636*.

Ch. DU PüY.

Bibliothèque Méjanes, à Aix. Gotleclion Peiresc, registre X, loi. 898. Copie.

APPENDICE

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