AVERTISSEMENT
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La première série de la Correspondance de Peiresc contient en trois volumes près de cinq cents lettres, presque toutes originales, adressées aux frères Dupuy. La seconde série renfermera en trois volumes aussi plus de six cents lettres, également toutes originales à peu près, adressées à lantiquaire Boniface Borrilly, à Thumaniste Jean-Jacques Bouchard, au philosophe Pierre Gassendi, à Denis Guillemin, prieur de Roumoules, à Thelléniste Luc Holstenius, à l'archéologue Claude Menestrier, à Reginald de Fabri, père de Peiresc, à Claude de Fabri, son oncle, à Palamède de Fabri, sieur de Valavez, son frère.
Nous ne nous occuperons ici que des lettres écrites à Borrilly, à Bouchard et à Gassendi, une brève analyse des autres devant être donnée en tête de chacun des deux tomes suivants.
Les lettres à Borrilly, au nombre dune quarantaine (i3 septembre i63o-i 9 août 1 682) ont été écrites pendant le séjour de Peiresc en sa maison de campagne de Belgentier, où il s'était réfugié à cause de la peste et des troubles qui régnaient dans la ville d'Aix. Ces lettres sont, en quelque sorte, la continuation de la causerie quotidienne à laquelle se livraient, depuis plusieurs années, les deux concitoyens, les deux confrères, les deux amis. Naturellement les antiquités, dont ils raffolaient l'un et l'autre, y tiennent une large place, et cette partie de la correspondance du grand archéologue fournit de curieux détails sur deux des plus beaux cabinets de la Provence, le sien et celui de son infatigable