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\n LETTRES DE PEIRBSC [1629]
fiaietvolontiers à M' Gassendi, sur ce subjeet^pour Iny-dire qf»e le sieur Tactil, son amy de Digne \ se porte bien, et M' rEyesque aussy^, et que M'^ie Prieur de la Valette' est è Rîans^ aTec l&eonseiller Gautier son neveu ^, oà je leur envoyeray sa lettre et la mieiuie ce jonrd'huy %lx amst. Dieu aydaat, et respondray dimanche à luy et à M' d'Auhery^ biea fasefaé de ne le pouvoir à cette heure dans cette presse. Gef)end«];fct j-ay faiet joindre icy une lettre pour M* Rigault, que mon homme oublia par mesgarde sur sa table en faisant mon pac* qtiet dimanche passé.
Tout preseotemeiri; je viens de recevoir la despescbe de l'ordinaire dc^Roiiiie.yenûe par Marseille, où il l'avoit laissée; je ny ay pas trouvé de< lettre de M' de Thou, ne de M' Holsteniue, non plus que du cardinal, mais vous verrez ce que m'escrivent de f arrivée de M'^ de Thau le R. P. Dom du Puy et M' de>Bonnaire. Et par mesme moyen, verrez le peu de fondement qu*il y a aux espérances que le sieur Dony avoit données: -de fournir son recueil d'Inscriptions, sur quoy il ne m'a jamais faict de resptMice^ bien qu'il ayt punctuellement respondu à toutes aultres choses, qui est une vraye marque qu'il a de l'aversion à cela, quelques offres qu'il en eust faict autres foys au dict P. Dom du Puy. CefgentShomme de Hambourg nommé Hairtwic m'escript de Padoue^, Qt ae loue fon^ des.caresses du sieur Pignoria.
seor de Gassendi dans les foDctions de prévôt du chapitre de Digne. Ce fut lui qui prononça l'oraison funèbre de son ami dans r^gliie catbédnalsde Digne te r & novenbre ji.655,. Voir spr Niçois .Tari!,,; wort le 9& septembre i68a, la nouvelle édition donnée de cette pièce (Digne, i88a , in-8*). GonCJréB'lês Ikcuments inUUs 'mt Gtusendi (Pw4s, ♦877,.(in.^r). .<iù a été publiée, (p. 35-36) uQje lettre de Torateurà Habert de Montmor, en même temps que Toraison Aiiièbnii(ftijaniHer t.6j5S.)..
' Raphaël de Boulogne ou de. Mlognfii
déj^^oenfionDédiQS le tome U p. 19, note 3. Ajoutons que Ton trouvent uœ petite notice biographique sur ce prélat dans l'édition qui vient d^être citée dé VOraison funèbre d$ 6a9tauli{h TAppoidice, p. 85, note 1).
' âur Joseph, de Gaultier, prieur de la Valette, voir te tome I, p. âsii, note 9.
* Rians était la ville natale du prieur de la Valette.
.}l Vfiir mr le cooseâbr GauUer le fascicule I.V àe», Çorrêffandantt iâ Peiretc, consacré au prieurdela Valette (p. ia).
Wene trouvei aotqtte tnco' de la cor- ;,i«s(>oiidéiice. d« PrâesclMeo Hartwio^ ni
\m9] AUX FRÈRES DU PU Y. 17i
Le sieur. Pietro délia Valle sû'esmpt que le P. Moria lay.'ïiccude la réception des eschantmons de SàmarHain , et luy à mandé qu'il avoit fort bien entendu et interprété ies Ghappîtres dont il luy avoit envoyé co[^, -^ qu â estoit prest d'envoyer son original sdiibs les précautions offertes, mais cez interdictions de commerce viennent bien mal à propos., H s'il ne proffite ia commodité du. retour dei M' de Thou, maiaîaement s'y pourra il pourvoir de longtemps, au moings n'y pour^ ray je plus intervenir de ce lieu cy descrié.
Le dict sieur Pietro délia Valle adjonste que les relations de ses voyages et pérégrinations ne sont gaieres bien preales, et qu'il est fort desgousté de ce que son Abbas roy de Perse a esté maireceu dans Rome, et qu'on ne l'y a pas voulu vendre en fa眻 qudqaonque. Mais il fault mesnager cela avec un peu de temps. Je ne vous envoyé pas sa lettre, pour luy respondre si je. puis en avoir de commodité, et puis si je ne vois de santé sur le chemin de Lyon, je vous en envoyeray k coppie , pour ne la bazarder, car encores y a il de jolies particuiaritee sur les caractères copfatites et sur son humeur et liberté particulière.
Ou m'escript de Mantoue du âo juin que le sieur Possevin eelloât decedé peu auparavant ^ et qu'il avoit laissé un Tacite avec les suppléments et des commentaires gros comme la Bible, dont on £aict une merveilleuse estime, que c'estoit un ouvrage dé 3b ans, que fon iMftoit aprez à faire imprimer*. Je voudrois bien là dessus voir Tadvis de M' Guiscardi.
On pendit hier icy unded séditieux du^Martigues, qui avaient si in^
dans les minutes dé la bibliothèque de Carpentras, ni dans les manuscrits des bibliothèques d'Aix et de Paris.
' Sur Antoine Possevin , neveu du câèbre jésuite, voir 1ê tome 1, p. 81. Avant sa mort, Antoine avait eu le temps de donner une seconde édition de son histoire en latin des Gonzague, ducs de Mantoue et deMontferrat (1698, in-A*), mais il n*avait pu publier son histoire (Clément en latin) de
la guerre de Montferrat de 161a à 1618 qui parut h Genève en i63i, et non en 1631 , comme Tindique la note de la page précitée. Puisque Toccasion s'en présente, faisons h la même note une autre rectification : les mots ducs de devaient être mis non devant Gfmzagne, mais devant ManJUme et Montferrat.
* Ce Tacite n'a jamais été imprimé. Le travail si considérable (par son étendue)
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soiemment parié à un commissaire de la cour qui s'estoit présenté à ia porte de leur ville pour l'exécution d'un arrest de la cour» et qui avoient esmeu une grande sédition dans ia dicte ville, et menasse du mesme traictement qu'on avoit faict à Sisteron, où ils traisnerent par la ville feu M** le conseiller de Bres ^
Du â8"^. Le partement de ce courrier ayant esté retardé (et peult estre son voyage rompu tout à faict), ensemble celuy de la staffette, j'ay eu le loisir d'escrire à M' Aubery et à M' Gassendi. Cependant on tint hier la conferance entr'Aix et Marseille et leurs députez, où M' le Gouverneur se voulut trouver, et tesmoigna un grand ressentiment de l'homme qui avoit esté pendu, ne voulant pas croire qu'il eust tenu des paroUes si séditieuses que celles qui résultent des informations, et qu'il en vouloit avoir la raison, et pour cet effect se trouver le 3"^ septembre à Lambesc qui est à trois lieues d'icy, où il a donné rendez vous aux trouppes qui sont delà la rivière de Durance, pour s'en faire à croire. Mais il aura loisir de se r'appaiser dans ce temps là. S'il en venoit à ce jeu , il se verroit d'estranges folies. Car cez peuples icy ne sont pas si endurants qu'en autres pais ^.
d*A. Poesevin n*est pas même mentionne p*r Daunou, dans Tarticle Tticite de la BiogrofUe tmèoer^elky où sont ënomérës tant d*aatre8 travaux sur le grand historien.
' M. de Laplane, dans son Htstoin de Sistêrm, t. II, p. i83-i93, fidt un ëmoavant récit de la sëditicm eidtëe en cette ville^ le i& juillet 1617, par Tarrivée des commissaires charges d'établir un nouvel impAt, la traite Jnrame, Ces commissaires étaient François Alby, sieur de Brez (terre située près de Rognes, arrondissement d'Aix , et qu'il ne faut pas confondre , comme on Ta fait trop souvent, avec la terre de Bresc» près de Foi-Amphoux, arrondissement de Bngnoles) et Jean-Pierre de Beau-
mont, Tun conseiller, l'autre auditeur à la Cour des comptes. Void comment M. de Lapiaoe raconte la mort du eonseiiier qui s'était réfugié dans l'hAtellerie de ia Téted'Or, en face de la Fontaine Ronde : «rDe Breas veut s'échapper par la fenêtre; il est pris, battu, foulé aux pieds, déponiHé et tratné au-dessous de la fontaine, dans un cloaque où il est laissé pour mort; et comme si le crime qui venait de lui arracher la vie ne suffisait point pour assouvir la rage de ses bourreaux, on vit des femmes, l'opprobre de leur sexe, se jeter sur son cadavre et lui faire subir les outrages les plus révoltants ...»
* Vol. 717, fol. 77.
À MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY
À PARIS
Monsieur, ^
Yostre despesche da 1 3*^ arriva hier au soir par la staffette encor à propos pour vous en accuser la réception, el vous oster de la peine où nous estions que les noslres du 39 juillet ne fussent demeurées en chemin, ensemble la suyvante du 7 aoust, que M' de Fetan nous dict avoir enfin receiie. Il me tardera grandement d apprendre qu'il ayt eu pour le moings encores celle d'apprez du 1 a"*, parce que j'y avoîs joînct des m[anu]s[crit]s iEgyptiens de M' de Thon , espérant qn elle aura paçsé, tost ou tard, puis qu'on ne la nous a pas renvoyée avec vostre dernière ensemble les suy vantes du 19 et 39 du passé.
J'ay donc à vous remercier trez humblement de la continuation de rhonneur de vostre souvenir et de voz soings en tout ce qui me concerne, mesmes en la communication de ce verbal, que je seray trez aise de voir tout à loisir, ensemble de cette lettre du Persan (oà l'on a oublié le nom propre du prince au nom de qui elle est escripte) et de ce petit traicté de Septalius que j'ay aultres foys cogneu en passant par Milan, et qui estoit en grande réputation ^ J'^y encores à vous remercier comme je faicts aussy du soing que vous avez daigné prendre, non seulement de faire tenir à Bordeaux les lettres que je vous adresse,
^ Septalitts est le nom laUnisë de Louis Settala , sa vaut médecin, née Milan en 1 SSs, mort dans cette ville le 1 a septembre i633. Le peUi traité dont Peiresc veut parler ne peut pas être le De nœtts (envies ou taches de naissance), dont la première édition est de Milan , 1 6o5 , el dont une nouvelle édition fut donnée à Padoue en i6â8 , car c est un ouvrage divisé en neuf livres. On trouve un autre opuscule du docteur Settala publié en
16s 8 : De morbis ex mucnmata eartiiagme evenieniUms fiier (Milan, in-8*). Gassendi n'a pas manqué de rappeler qu'en Tannée 1603 Peiresc fut fêté à Milan par le docteur Settala, par le frère de ce dernier et par plusieurs autres savants au milieu desquels on distinguait le cardinal-archevêque Frédéric Borromée, fondateur de la bibliothèque Ambrosienn^ (liv. I, p. 77).
maidaussy d'y escrîre vous mesmes à celuy qui s est chargé de mes afl'aires particulières, dont je vous suis trop redevable. 11 aura depuis eu de quoy se satisfaire si ces despesches que je vous ay adressées lemoys d aoust sont passées jusques à Lyon et è vous.
Mais la peine que vous avez voulu prendre pour Tedilion du Théophile de M' Fabrot oblige le public quant et nous. Je le feray sçavoir au dict sieur Fabrot, aux fins qu'il vous tesmoigne de sa part ToUigation insigne qu il vous a de tant de soing, sans le<piel je pense cpi'îl luy fauldroit attendre bien longtemps la dicte édition qui se fera mal gisement comme je pense par le sieur Vitré parmy les extraordir» naires divertissements que luy donne sa grande Bible. C'est pourquoy j'approuve fort le dessain d'y employer quelqu'aultre, s'il est possil^.
Nous serons attendans en bonne dévotion la coppie de la lettre de M' Rigault avec le cardinal Barberin , et la responce qu'il nous promet sur l'anneau de TECLA, ayant esté bien aise que M' Saulmaîse seiseit trouvé chez vous lors de la lecture de ce que je luy en avois touché, vous advenant ingénument la foiblesse de mes conjectures, comme je pense que dez lors, je n'aurais pas oublié d'en protester. Mais pourtant, par les lettres que j'ay depuis escriples au dict sieur Rigault^ A aura veu ce que j'ay rencontré pour fortifier sinon toutes mes conjectureft, au.moings celle qui regarde simplement l'interprétation de l'inscription RA'.TE par l'authorité mesmes du Plante, qui inlroduict un personnage qui aymoit mieux dire RÂfiO que ÂRRABO comme les Prenes^ tins de son temps disoient GOMÂ pour GIGOMIA par abus.eommu'inement receu, dont je ne m'estois pas advisé du commancement que je luy eu eserivis, daultant que je l'avois Csict trop précipitamment, sans m'éstre encores peu souvenir du lieu oiîi il me sembloit tousjours avoir Veu la preuve de cet usage ou de cet abbus. Car je ne vous oserois quasi confesser ma dapoccagine^ qu'il y a une bonne trentaine d'années que je n'avois remis le nez dans mon pauvre Piatite, et j'ay la plus misérable etchestive mémoire du monde, surtout des choses qui
^ Ma fain^Qtise, ma né^ûgence.
ne se trouvent pas dans quelqu'une de mes curiositez particulières, auquel ca9 je nay poinct de peine à retenir ce que je vop, quand mesmes il ne me soussieroit pas d'en conserver la mémoire. J atten* dray aussi puisqu'il vous plaict la coppie de ce petit feuillet du Théodoras Hermopolites, estant bien marry que vostre bon escrivain Grec soit deeedé. En un hesoing Ruelle (qui avoit aultre foys escript pour M' de Lomenie et dont on pourroit apprendre des nouvelles de M' de la Tremolliere, ou au collège de Glermont) prendroit bien volontiws cette peine pour l'amour de moy, puisque l'ouvrage n'est pas de longue haleine. Au reste je me resjouys grandement du voyage de M' de Saulmâise à Dijon, principalement pour les intérêts de M'Ri-^ ganlt, et pui» pour l'espérance qu'il donne (bien que je doubte un peu s'il en pourra desrobèr le temps en ce lieu la aussy commodément qu'à Paris) d'y achever son ouvrage sur le Pline, qui menteroit certaineta&it d'estre bien peigné de la main de M' Rigault et [^de la sjienne. Je suis marry que n'ayez ouvert la lettre de M' Rubens^ et vous prie d'en user ainstn à l'advenir quand vous en recevrez pour moy de ssl part, et de gents curieux, car je sçay bien que vous n'aurez pas dezagreable d'y voir ce qu'il m'escripl, où il entremesle tousjours quelque galanterie digne de n'estre pas négligée. Si mon homme en peult deschiffrer une coppie à temps, je la feray joindre icy, reservant l'original pour luy respondre un peu plus à loisir, et pour ne l'exposer au danger des chemins dans Tincertitude où nous sommes encores si les despesches continueront de passer ou non. Il m'escript de la debtention du pauvre Seldenus que je plains grandement', et dict que le sieur BoBweld^ l«y avoit faict feste de oez suppléments du Procope que vous
* Déchirure da papier. .; rëimimbDer, r&cênntttm ittnm et aueduê,
* LatÉre éaàHit as Londres to-9'aoAi 1 09 9 Maid je voodraia bien qa*il se reDfermAt dans et poUiée dânaJe recueil d'Emile Gaeliel les bornes de la science, sans aller se mâer (p. 935Hfld4:p«or le teile iUdien, p. 936«- à Ums œs désordres poiiliques^ qm Tont •88 pour la traduction). privé' de sa MbeMë, ainsi qœ piosienrs an-*
' Voiei tt ifm Rabeos écrivait à Peîresa très membres dn parioment , aonisés d*avair
m aiijet de Seidep' ; rVons avres sans^douAe agi ooatoe Je Roi dans la dernière session. » vu son traité De âiU Syris, qQ*on vient de * Voir sor ce personnage le tome I,
avez veuz, lesquels il luy fauldroit envoyer en tout cas, si on ne les luy avoit communiquez en ce pais là. Il me reste à vous remercier des nouvelles du monde, que jay veues volontiers, principalement celles du mariage de M' le baron d'Acheres ^ et vouldrois bien sçavoir si c'est avec la damoiselle que M' de Préaux avoit une foys voulu espouser, ou si c'est une aultre sœur^, soubaictant que cette alliance puisse servir à raffermissement de la fortune de cette maison et à la conservation de cette grande charge qui y est'. De cez quartiers icy nous ne vous sçau* rions escrire que des fascheuses nouvelles du progrez de la maladie, laquelle commance de sestendre en divers endroictsde la ville, et faire suitte dans les familles que Ton met dehors aussy tost qu'il y a eu quelqu'un de frappé. Il se fauldra en6n resouldre de gaigner la clef des champs^, la place n'estant plus guieres tenable pour ceux qui ne sont pas assez robustes pour résister à des grands maulx. Car encores que le courage n'y soit pas inutile, il ne sert pourtant de guieres, quand les forces y défaillent pour l'accompagner au besoing. Vous verrez en la coppie d'une lettre escripte à un de nostre compagnie ce qui s'est passé depuis peu avec M' le Gouverneur qui ne se veult pas encorefi[
p. ao. On lit dans la lettre déjà dlée de Rubens : ff II y a encore ici le cavalier Cotton , antiquaire, fort remarquable par la variëtë de 8ëd oonnaissanceB, et puis le secrétaire Boswd, tous personnages que vous devez parfrilemeiit connaître et avec lesquels vous êtes même probablement en correspondance , ainsi que vous prenez soin de le faire avec tons les bommes distingues du monde. Ce dernier m'a appris, ces jours passés, qu*il avait, à sa disposition et qu'il me communia querait. mAme divers passages de Thistoire anecdotique de Procope, touchant les débauches de Théodora, qui nunqnent dans rédilîon d'Alemanni, ayant été supprimés par modestie et par pudeur sans doute, et qui ont été retrouvés dans un manuscrit du Vatican. «
' Hichd le Beauderc, baron d'Achères.
épousa (voir les Historiettes de Tailemant des Réaux, t. I, p. ^69) Marguerite, fille de Jean d'Estampes, seigneur de Valençay.
* Je ne puis répondre à la question adressée par Peiresc à Dupuy. Tout ce que je puis dire, c'est que la baronne d'Achères eut deux sœurs: l'une Elisabeth , mariée avec le maréchal de la Chastre; l'autre, Charlotte, mariée avec Pierre Bruslart, marquis de Puisieux.
' La charge de secrétaire d'État alors possédée (depuis le 5 février i6a4) par Charles le Beauclerc, firère de Michel.
* Au sujet de cette locution figurée, ie Dietimmaire de littré ne dte que des écrivains venus après Peiresc, Pierre ComeiRo et La Fontame.
laisser vaincre, bien qu'il se trouve assez empesché à Texecution de ce qu il a dict vouloir faire. Le mal est que le peuple qui estoit sorty de la ville, pour diminuer la matière sur laquelle le mal pouvoit agir, et qui se trouve espars dans les villages voisins, ou dans les granges, parle de se venir plustost retirer dans la ville à la mercy de là maladie, que de demeurer aux champs exposé à la mercy des soldats, ce qui adjoustera bien du boys au feu \ et sera pour enflammer grandement le mal, et pour augmenter la difficulté de trouver de quoy vivre, dans la difficulté qu'il y aura de faire passer à travers la soldatesque les danrées nécessaires à ce peuple pour ses aliments. Ce qui seroit pour produire quelques grands desordres, et pour réduire le monde à Tespreuve des trois fléaux tout ensemble , peste, famine et guerre , à quoy les autheurs auroient possible au bout du compte peu davantage, et beaucoup de regret et de reproches auprez du Roy, qui n entend pas que ses peuples soient ainsin traictez. Je crois tousjours qu il^ reviendra, et qu'il ne se vouldra pas charger de cez reproches et sur ce je finis demeurant, Monsieur,
vostre trez humble et trez obligé serviteur,
DE Peiresc.
A Aix, ce 9 septembre 1699'.
À MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY