de la première leçon
Si volant à bride abatuë, Pégaze, en cheval éfréné, Après t'avoir dézarçonné, Te laissoit, à pied, dans la nuë; Du Glorieux, en ce malheur, Cherche le glorieux auteur.
Il saura te remettre en selle; Oui mieux du cheval-étourneau, Goiivornr^rn la bouche el l'aile, Que le Seigneur de Fort-Oiseau ?
(J'ay substitué le suivant) 20.
Vole à nous sage anacorète, Philisophe aimable et pieux !
Sous les lauriers du Glorieu>f Ensevelv dans la retraite !
A JEA^f-FRA^Ç01S LE VAYER 123
Longtems encor, à Fort-Oiseau (1) Laisseras-lu, sous le boisseau, Tes lumières vives et pures ?
Lance-nous en quelques rayons !
Et daigne égayer nos peintures, D'un trait léger de tes crayons !
« Quoy troupe immortelle et diserte !
« Ensemble on aura dans Loliis,
« Et le vaillant fds de Thétis,
« Et le sage fils de Laërte ? .
« Des deux poëmes si vantés
(( Où l'un et l'autre sont chantés,
(c Louis seul ofre la matière ?
« Et pour le célébrer, Phœbus
« N'aura pu faire un seul Homère
u Du corps de ses quarente élus ?
De l'envieux atrabilaire
Tels sont les insolens propos;
Forcez-le par d'heureux travaux,
Ou d'admirer ou de se taire.
Que le désir de partager
Du François et de l'étranger
Les éloges, qu'on vous souhaite,
Nous ramène et rattache à vous
Le membre utile qu'on regrette (2)
Et que vous tronque un Roy jaloux .
0 vous enfin les Démosthènes Les Cicérons de la cité (3), Porte-voix de l'antiquité !
(i) Terre de .M. iN-^lniirlie?; d'où il ne sojI pius. (P.)
(2) M. de Mauperluis giiind fréonièire p'iiie fort ulile à l'Acadrinie franroi^o. (P.)
(3) MM. Siillicr. Dollivet. llardioii. de .Saiiit-Cyr. ete. (P.)
Truchemens de Rome et d'Athènes !
Réunis, puissiez- v'ou s si bien Amalgamer l'or ancien Avec celui de nos Yirgiles, Que Londres, Leipsick et Berlin Retrouvent Delphes et les Sybiles Dans votre noble et docte sein.