MONSIEUR
Les désirs du public et les nôtres vont donc être enjin satisfaits ! Vous donnez une nouvelle édition de vos Œui^res, Publiée sous vos yeux et par i^os soins , elle sera authentique et complète : toutes les ivraies productions du plus beau génie du siècle sj trouveront réunies ; et ton pourra désormais les distinguer sûrement de cette foule décrits fiirtifs qu'on ose vous attribuer ^
vi ÉPITRE DÉDIGATOIRE,
enfans malheureux supposés par lénifie , ou jugés par leur propre père indignes de porter son nom.
Cest un moTiument durable que vous érigez à i^otre gloire et à tinstruction de la postérité : i^ous riy voulez rien laisser qui puisse ternir Tune ou tromper T autre. Dans cette i^ue , vous les retouchez encore , ces immortels ouvrages , et vous y remettez la main , probablevient pour la dernière fois.
Pourrions -nous souhaiter une occasion plus JcLVorahle de i^ous présenter la collection que nous aidons Jaite de quel-ques brocliures qui les concernent ? Ce sont des Lettres ^ dés Réflexions , un Commentaire , etc. ; de quelques-uns de nos frères portugais et allemands ,
sur divers endroits de vos écrits. Daignez y monsieur , les recevoir et y jeter les yeux. Occupé actuellement à préparer la nouvelle édition qu'on nous annonce , vous pourrez les parcourir avec quelque utilité ^ et peut-être même ai^ec
A M- DE VOLTAIRE. vij
quelque satisfaction. Car si ton y relé* ve 5 dans ce que pous avez écrit sur rhistoire des Juifs et sur leurs libres sacrés , des inadvertances et des méprises , des contradictions et des inconséquences , des assertions /caisses , des imputations calomnieuses , etc. , les
éloges remportant toujours sur la cri-
tique.
Ces Juifs ne sont pas des agresseurs téméraires qui bravent i^os ressentimens et POUS provoquent de gaieté de cœur.
Membres dune nation que vous avez tant de Jbis outragée , et que vous ne cessez de poursuivre avec im acharnement dont nous ignorons la cause (i) ^ ils se bornent à une défense que pous avçz rendue nécessaire , et ne repoussent vos traits qiien respectant la main • qui les lance, admirateurs passionnés de vos écrits , ils désireroient quon y * trouvât partout cette exactitude ^^ cette
( i) Nous ignorotisla cause. Il ne paroit pourtant pas difficile de ^'en douter. Chrét.
viij ÉPITRE DÉDICATOIRE , etc.
haute perfection que i^ous êtes capable dy mettre j et ils ont cru uous obliger en vous indiquant les endroits qui leur ont paru s^en éloigner.
Cest dans cet esprit qu'ils ont écrit leurs observations ; et c'est uniquement par ces m,otifs que nous les aidons recueillies et que nous vous les offrons.
Nous somm.es ^ avec les plus parfaits ^entimens destime et de respect ,