‹ Lettres de quelques juifs portugais: avec un petit commentaire, extrait d'un plus grand, à lChapitre 2 sur 39 · MONSIEUR · texte numérisé non relu

MONSIEUR

F^os très-humbles et très*obéissans serviteurs , Joseph Lopez > Isaag MoNTEîïEao ; Beh JAMUi Groot , etc .

Juifs des environs d'Utrecht

A Paris p le

• P, S* Nous n'ayons pu obtenir la permission de publier ce recueil qu'à condition qu'un chrétien y mettrait les notes qu'il jugeroit à propos. Nous y avons consenti , sans adopter ce qu'il y pourra dire , et sans en répondre -, nous aurons soin de distinguer les nôtres et celles de nos auteurs d'avec les siennes , par les mots abrégés ; Çhrét. ; dut. ; E dit*

SUR M. GtJÉNÉÊ. X)

SL Toccasion des six discours de Thomas Woolslon. La publication de ces discours avoit cause le piu% grand scandale en Andeîerre ; l'auteur y soutenait que tous les miracles du Sauveur du monde n'étaient

Î[ue des allégories et des figures. Cette doctrine impie ùt censurée par les évcques anglicans , et Li cour du banc du roi condamna à l'amende Woolslon (i). Il fallait encore vaincre l'erreur et dissiper les doutes qu'elle répand , même après ses çlus honteuses défaites. Des savans théologiens et d'habiles critiques réfutèrent à l'envi les paradoxes de Woolslon 5 et le triomphe de la vérité fut dû principalement aux deux ouvrages du docteur Sherlock , et tui chevalier Wesl. M. Guéuéfe fit réimprimer l'ancienne traduction du premier (2) ^ et en donna une du second j l'un et l'autre conoe»naît la résurrection de Jesus-Christ. Sherlock en examine et juge le témoin , selon les rcQ;les du barreau d'Angleterre ; il remplit ce plan ingénieux avec beaucoup de succès : celui de West , qjjoique plus di'lactique et moiors intéressant , est aussi bien exécuté. Il offre une manière neuve et naturelle de concilier les contradictions apparentes des évanc;élislcs sur celte même résurrection , et prouve que nous n'avons pas moins de raison que les apôtres d'être convaincus de la certitude de ce fait par l'évidence de leur témoignage et par le succès de leur prédication (3).

(i) Cette sentence est du a8 novembre 1729, Elle condamne Tlvomas If^oolston à payer vingt-cinq libres stef*" lings d'amende pour chacun de ses discours , à subir une aaaée de prison et à donner caution de sa bonne conduite pour le reste de sa vie. tkans le pays de la liberté on punit donc la licence. Plût à Dieu que cet esprit de sagesse eût animé de tout temps ses magistrats !

(2) Cette première traduction de l* excellent ouvrage du docteur Thomas Sheplock , depuis évéque de Banger ensuite de Londres , fut faite en 1732 , sur la sixième édition f par A* Le moine , m.inistre de C église anHLcane, La nouvelle édition est de 1763. *

(3) Le titre de cet ouvrage est : Observations sur l'histoire et sur les preuves de la résurrection de Jesus-Christ etc f !/»• 12 , 1757. * '

xîi ^ NOTICE

M. Guenéeétoit encore au Hessis lorsqu'il traduisit ces ouvrages j ce travail lui avoit fait concevoir de nouveaux sentimens de vénération pour les dogmes sublimes du ckristianisme j et il s'applaudissait d'un tel avantage , souhaitant de pouvoir consacrer tout son temps à l'étude de la religion. Ce vœu ne fut accompli que quelques années après. Ayant quitté alors sa chaire de rhétorique , il se livra sans réserve a cette étude j les progrès qu'il y fit l'encouragèrent , et bientôt- il ne craignit pas de se mesurer avec un adversaire d'autant plus redoutable , que les philosophes s'étaient rangés sous ses étendards comme les anges rebelles sous ceux de Satan , à condition qu'il les aifrauçhiroit du joug du Tout-Fuissant. Le nouvel athlète entra en lice par ses Lettres de quelques Juifs allemands et polonais, * A l'arme du ridicule il opposa celle de la

repousser les attaques sans perdi'e de terrain , et com-^ battre son ennemi corps à corps , il emprunta le nom de quelques Juifs étrangers , en leur conservant toujours le caractère qu'ils devaient avoir. Ils adressent à M. de Voltaire tantôt d'assez longues lettres ^ tantôt un petit commentaire extrait d'un plus grand , pour relever toutes les erreurs détruite toutes les impostures ; et ne laisser aucune difficiUté sans réponse. Quoique ces Juifs s'expriment avec beaucoup de modestie et de politesse , ils ne craignent cependant pas d'arrachei* le masque de la tolérance et de V humanité sous lequel leur ennemi insultait si lâchement et avec tant d'à ucface k leur nation. Que de variations , d'inconséquences et de ccntradicûoos ;ie trouvent-ils pas dans »es noxohbreux écrits ! fis défendent leurs livres sacrés avec autant de force que de solidité , et dans Ici discus-^

* N. B. On sait que la partie ayarit pour titre : i*ettr0ft de quelques Jfiiiis pcMrtogaia , formant le vonvneiicemcnt tome \.cr , sont-à^Iéaac ^into , Juif portugais.

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